ATTAQUE CONTRE LE FRANÇAIS

Monsieur Michel LEBLANC, président
Chambre de commerce du Montréal métropolitain
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J’ai lu votre prise de position commune faite avec M. Martin Salloum (Le Devoir, 7 juin 2010) sur la centralisation de la réglementation des valeurs mobilières. Vous y faites une analyse que je trouve très juste. Je signale un aspect dont vous ne parlez nullement, celui de la langue. Je comprends que ça ne concernait pas M. Salloum.

Me Richard Provencher, avocat associé responsable des valeurs mobilières chez Stein Monast écrit dans le Journal Chef d’entreprises (30 juin 2010) :

« On a vécu cela, en 2001, avec la concentration des Bourses au Canada. On avait senti un déplacement vers Toronto. Avant, je pouvais faire un dossier uniquement en français ; là je travaille à 70% en anglais… »

Le projet de loi actuel est une attaque directe, voulue ou non, inconsciente ou non, à l’endroit de la langue française. C’est un fait brutal à ne pas passer sous silence qui mène à l’élimination du français. Ce n’est pas sans raison que la constitution attribue certains pouvoirs aux provinces. Il faut s’en souvenir et surtout le rappeler à ceux qui sont portés à l’oublier. Autrement, pourquoi n’y aurait-il pas un Ministère national de l’Éducation à Ottawa pour promouvoir l’unité nationale ?

Robert AUCLAIR

ASSOCIATION POUR LE SOUTIEN ET L’USAGE DE LA LANGUE FRANÇAISE
http://www.asulf.ca