WAL-MART

La Compagnie Wal-Mart du Canada
1940, Argentia Road
Mississauga (Ontario)
L5N 1P9

Le 21 janvier 2009

À l’attention du conseil d’administration de la Compagnie Wal-Mart du Canada

Sujet : Mon expérience chez Wal-Mart

Je n’en croyais pas mes oreilles. J’ai vécu aujourd’hui l’expérience la plus humiliante que j’aie connue dans un établissement commercial. Il s’agit du Wal-Mart situé dans l’est d’Ottawa sur l’avenue Terminal près de la promenade Trainyards. Mon épouse et moi avions terminé nos emplettes et attendions que nos articles soient passés avec quelques coupons que j’y avais déposés sur le comptoir. Pendant que nous discutions ensembles, la caissière m’adressa la parole pour dire qu’elle ne pouvait accepter mes coupons. Pendant que la file d’attente s’allongeait derrière nous, elle se mit alors à me les remettre, un par un. Le problème, me lança-t-elle, était que les coupons n’étaient rédigés qu’en français.

J’ai alors offert de les traduire pour elle, ce qu’elle refusa catégoriquement. Je lui ai alors demandé si elle pouvait obtenir l’aide d’une autre caissière. Sa réponse fut des plus cinglantes. Il y avait bien des caissières qui comprenaient le français mais il n’était pas question de le leur demander. Elle me répéta qu’elle n’était pas obligée de comprendre le français. En ses propres mots, elle me fit savoir que nous étions à Ottawa, en Ontario et que c’est en anglais que les choses se passaient ici. Elle me répéta ceci à plusieurs reprises en vociférant qu’il était de son droit de refuser ces coupons et de ne pas avoir à comprendre le français. Devant mon insistance, elle m’offrit alors le choix de passer ma commande sans les coupons ou de tout laisser sur le comptoir.

J’ai alors demandé à parler avec son supérieur, ce qu’elle me refusa. Le comptoir du service à la clientèle se trouvant juste derrière nous, je m’y suis rendu pour demander à parler au gérant en devoir. On me répondit alors qu’il s’agissait de la caissière à laquelle je venais de m’adresser… Je suis retourné résolument vers celle-ci pour exiger qu’elle accepte de passer mes coupons ou qu’elle obtienne de l’aide pour ce faire. Devant son refus catégorique, j’ai tenté de prendre ma commande pour aller à une autre caissière, ce à quoi elle répondit sèchement qu’elle aviserait toutes les caissières du magasin de refuser mes coupons. Elle prit alors mes sacs et les plaça sous le comptoir pour que je ne puisse pas les reprendre.

Alors que mon épouse et moi quittions l’établissement, je pouvais entendre la dame en question s’adresser aux autres employés en riant tout bonnement et en faisant allusion à cet homme qu’elle venait de mettre à sa place. Nous avons tenté d’obtenir son nom, mais on nous a avisés que seul son prénom pouvait être divulgué, soit Kim.

En somme, si Wal-Mart veut conserver le respect de sa clientèle, il serait opportun de mieux choisir ses employés afin que ceux-ci puissent composer respectueusement avec tous ses clients, y compris les francophones. Il en va de la réputation même de votre société.

J’ose espérer que, dans les circonstances, vous traiterez cette missive avec toute l’importance qu’il se doit. Veuillez agréer, messieurs/mesdames, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Jean Nadeau

Ottawa (Ontario)