VALEURS MOBILIÈRES

Alors que Toronto s’apprête, avec la complicité du gouvernement d’Ottawa, de mettre la main sur tout ce qui peut toucher l’économie et les pouvoirs de décision économique, j’ai pensé qu’on voudrait lire ce texte à la lumière des dernières rumeurs émanant d’Ottawa et de Toronto.

Valeurs mobilières : Ottawa n’attendra pas les provinces!

Donc, Ottawa n’attendra pas les provinces pour agir. En lisant ces mots du ministre fédéral, je me suis souvenu que depuis toujours Ottawa n’a jamais attendu les provinces pour agir. On devrait plutôt dire, qu’Ottawa n’a jamais attendu le Québec pour agir lorsqu’il s’est agi de le déposséder de son économie, par le truchement du déménagement des sièges sociaux, de ses entreprises et de ses usines de production de biens de tout genre, puisque depuis « toujours », les « Anglais » avaient décidé de faire de Toronto la capitale économique du Canada et de cet endroit un espace économique pouvant rivaliser avec New York.

La grenouille et le boeuf, quoi!

Si les décideurs politiques anglais du Canada n’ont pas encore atteint leur objectif devant New York, ils ont certainement réussi, au-delà de toute espérance, à déposséder le Québec de tous ses outils économiques et industriels, tout en donnant à l’Ontario le secteur automobile qui en a fait sa richesse.
Afin d’atteindre leurs objectifs, ils n’ont pas craint d’empiéter sur les droits du Québec (inscrits dans la constitution du Canada) et de ses institutions, dont la Bourse en premier lieu. Puis afin de s’assurer la suprématie industrielle, quoi de mieux que de se creuser un petit canal permettant à Toronto de se donner une porte sur la mer, au détriment encore une fois du Québec et de Montréal, avec la complicité d’un dénommé Lionel Chevrier de triste mémoire, puisque à partir de ce canal, les industries situées sur les rives du canal de Lachine n’avaient plus besoin de cet endroit pour se développer, et surtout pour agir en fonction de leurs intérêts. Rien de mieux alors que de déménager ses pénates vers des cieux « du Canada anglais » plus cléments, mais surtout, des cieux situés hors de Montréal et du Québec.

Il nous faut, nous Québécois et Montréalais, « comprendre » que l’on faisait ces actions pour notre bien, ces gens ayant convenu, et ils croient toujours malgré leurs succès économiques, que ces Canadiens français ne comprenaient rien aux affaires, et étaient incapables d’agir en économie et en administration!

Ne viennent-ils pas de déposséder Montréal et le Québec de ce qui restait de la « Bourse de Montréal », parce qu’elle avait trop bien réussi à s’imposer dans son domaine, contre toute attente et contre tout espoir des financiers de Toronto, qui lui avaient laissé cet espace économique afin de consoler les Montréalais et les Québécois de la « perte de leur place boursière ».

Comme la « Bourse de Montréal » fonctionne bien, et mieux que les « capitalistes anglo-saxons de la chose économique » de Toronto et d’Ottawa s’y attendaient, on dut donc trouver un moyen « élégant » « sic » de rapatrier cet autre pouvoir de décision à Toronto contre les prétentions de Montréal et du Québec.

Quoi de mieux, aujourd’hui,comme hier, que d’affirmer, comme le fait le ministre des Finances d’Ottawa, qu’il est urgent de centraliser toutes les places boursières vers Toronto pour plus d’efficacité.

Moi qui croyais que Montréal était le véritable endroit à privilégier pour centraliser tous les pouvoirs « boursiers » (St-James, « du français Saint-Jacques», cela vous dit quelque chose?) j’en ai presque perdu le souffle lorsque j’ai lu la déclaration de cet individu disant qu’il n’attendra pas les provinces pour agir. Comme si Ottawa et les Anglais avaient déjà attendu l’unanimité des provinces du Canada pour accomplir leurs gestes « centralisateurs et pernicieux » pour agir.

Nous du Québec,savons qu’il n’en fut jamais rien, que ce soit dans l’affaire de la constitution, rapatriée contre la volonté du Québec, avec la complicité de certains Canadiens français assujettis, ou lors des référendums sur la « conscription » et de « ceux de 1980 et de 1995, alors que le Canada anglais a décidé de passer outre à la volonté des Québécois, en utilisant les moyens les plus » malveillants « et les plus » malhonnêtes « (vol du référendum et d’un pays en 1995, affaire des scandales des commandites, citoyennetés accordées par anticipation, plus de 4000,000 votes illégaux, et quoi d’autre encore, afin de priver le Québec et les Québécois de leurs droits de se dissocier du canada et de vivre indépendants de ce grand frère trop accaparant. Il ne faudrait pas que ces gens tentent aujourd’hui de nous faire croire n’importe quoi dans leur décision d’agir encore une fois en faveur de Toronto, envers et contre Montréal et le Québec.

Qu’ils prennent leurs décisions, avec la complicité des Verner (250e de la défaite de ses ancêtres, à moins que?) et des autres députés du gouvernement d’Ottawa du Québec, et qu’ils arrêtent de nous emmerder avec leurs affaires, leur volonté étant au-dessus des intérêts du Québec, de ses concitoyennes et de ses concitoyens.

Pour ce qui est des provinces anglaises du Canada, il faudrait qu’on arrête de vouloir nous faire pleurer avec ces centralisateurs qui n’ont d’intérêt que leurs sous, sachant que de toute façon, quoi qu’il arrive (crise économique actuelle) ils sont les maîtres d’oeuvre du Canada, envers et contre le peuple du Québec.

M. le ministre des Finances d’Ottawa, arrêtez de nous… ; mon coeur n’en peut plus, avec vos affaires. N’attendez pas pour agir que les provinces soient toutes d’accord, car à moins que Jean Charest, votre représentant « fédéraliste » (sans oublier les autres députés du PLQ et ceux de l’ADQ) dans le gouvernement du Québec, ne vous suive dans votre démarche anti-confédérale, le Québec ne vous suivra pas.

Il vous faut donc continuer de faire comme toujours : agir sans l’accord du Québec, pour le meilleur et pour le pire, le Québec étant habitué aux démarches anti/Québécoises, que d’aucuns nomment des démarches racistes « anti /Canadiens-français québécois » de la part de vos concitoyennes et de vos concitoyens par gouvernement d’Ottawa interposé.

Lorsque mes frères seront tannés (comme on disait à Saint-Henri des tanneries de Montréal) de vos démarches insidieuses, ils accepteront de « se donner un pays indépendant de langue française », capable d’accueillir en son sein tous leurs frères du Canada et des States of America qui voudront venir y vivre dans la langue et la culture de leurs ancêtres, sans oublier les immigrants qui voudront se joindre à eux dans le respect de leurs traditions culturelles.

Jacques Bergeron, Ahuntsic, Montréal