SARKOZY

Nous avions remarqué plusieurs simplismes, des insuffisances intellectuelles chez le président français. Hélas! Il vient de confirmer nos impressions par son désolant discours sur l’indépendance du Québec. Ainsi un peuple conquis manifesterait de l’agressivité, de la fermeture à vouloir retrouver son indépendance. La France aurait dû se soumettre à l’Allemagne et, au lieu de résister, accueillir l’occupant avec reconnaissance. C’est parce que la France avait recouvré son indépendance qu’elle a pu sans déchoir restaurer l’amitié avec l’Allemagne. Sous le régime de Vichy, l’amitié s’appelait collaboration!

M. Sarkozy occupe nettement un poste trop grand pour sa taille. Ce triste épisode nous donne à penser qu’il connaît assez peu l’histoire et ne comprend pas ses responsabilités face à celle-ci. Autrement, il n’aurait pas liquidé à la légère la politique du Général de Gaulle même sous sa forme édulcorée, embarrassée de « non ingérence, non indifférence ». Le grand homme avait compris d’un seul regard que le Québec avait la vocation et la possibilité de réaliser ce que signifiait son premier et son plus authentique nom de Nouvelle-France.

L’indépendance n’est pas pour le Québec une fantaisie revancharde et rétrograde mais le salut de son caractère français.

Hubert Larocque
Gatineau