QUÉBEC A TENTÉ DE RÉCUPÉRER SA COLLINE

Extrait du site du journal Le Devoir www.ledevoir.com

Le gouvernement fédéral est toujours propriétaire d’une partie des terrains devant l’Assemblée nationale

Le gouvernement Charest a formellement demandé à son vis-à-vis fédéral, en 2006, d’enfin devenir propriétaire de certains terrains qu’il lui loue devant le parlement à Québec. Mais Ottawa n’a jamais daigné répondre, a appris Le Devoir. Paradoxalement, les bronzes de René Lévesque, de Robert Bourassa, d’Honoré Mercier et de Louis-Hippolyte Lafontaine se retrouvent donc en terrain fédéral loué.

Dans une lettre datée du 7 juillet 2006, le ministre des Affaires intergouvernementales, Benoît Pelletier, soumettait à son homologue fédéral du temps, Michael Chong, «cette problématique que l’Assemblée nationale du Québec souhaite corriger depuis longtemps».

C’est pour des raisons historiques liées aux besoins du Canada «en matière de défense au XIXe siècle», expliquait-il, que plusieurs terrains en face du parlement sont restés «de propriété fédérale».

La controverse autour de la commémoration de la bataille des plaines d’Abraham a ramené à l’avant-scène la présence très importante du gouvernement fédéral dans la capitale nationale québécoise. Celle-ci n’aurait pas d’équivalent dans les autres capitales de provinces au Canada.

L’ancien président de la Commission de la capitale nationale, Pierre Boucher, faisait remarquer mercredi dans nos pages qu’au cours du XXe siècle, «la présence du gouvernement du Canada à Québec a pris une proportion stupéfiante». Il estimait la part de propriété fédérale à 40 % du territoire de la ville fortifiée et de ses alentours, «au point où même une portion de la place de l’Assemblée nationale est localisée en terre fédérale».

Pour en savoir plus : http://www.ledevoir.com/2009/02/21/235185.html#