PLUS JAMAIS PHARMAPRIX

Langue française : le mépris de « Pharmaprix » (et d’« Optimum »)

Lettre ouverte à PHARMAPRIX
(bannière de SHOPPERS DRUG MART en territoire québécois) Coordonnées : servicealaclientele@PHARMAPRIX.ca, pharmaprixOPTIMUM@pharmaprix.ca, customerservice@pharmaprix.ca

Bonjour,

Mon message à PHARMAPRIX / OPTIMUM sera simple et assez succinct.

Je vous vois bilinguiser tous vos établissements depuis des années : lentement, subrepticement, insidieusement.

Affiches, présentoirs, publicités, circulaires… Tout chez vous s’ordonne à la banalisation (sinon à l’éradication, à terme) du français dans l’ensemble des établissements PHARMAPRIX / OPTIMUM du Québec.

Eh oui ! Même les présentoirs et les informations sur les rayons : rigoureusement bilingues. Quand, à l’occasion, ce n’est pas carrément unilingue anglais !

Comme si chaque jour votre projet corporatif ne consistait en autre chose qu’à faire reculer – pied à pied et opiniâtrement – le français au Québec même. Et très manifestement, vous n’avez pas l’intelligence de comprendre jusqu’où vous pouvez, ou pouviez, aller… trop loin.

Et je ne parle même pas de votre ambiance musicale, alors que l’on a l’impression d’entrer dans n’importe quel commerce des États-Unis d’Amérique aussitôt que l’on met le pied chez vous. La chanson québécoise ou française, « Pharmaprix / Optimum », eh bien vous la connaissez (et la respectez) autant que la chanson thaïlandaise, hollandaise, chilienne ou cambodgienne… Bref, chez « Pharmaprix » : hors de l’anglais point de salut ! Au Québec pas plus qu’ailleurs.

Or, pendant que PHARMAPRIX / OPTIMUM considèrent le français comme une langue « parmi d’autres » au Québec, et certainement pas la langue à la fois massive et très officielle (les anglophones du Québec représentent à peine 8% de la population), SHOPPERS DRUG MART, quant à elle, maison-mère et bannière principale dans tout le Canada, fait dans l’unilinguisme anglais mur à mur. J’en sais quelque chose, puisque je voyage régulièrement en Ontario (et pas par ‘plaisir’, je vous prie de me croire).

Morale : Pour vous, SHOPPERS DRUG MART / PHARMAPRIX / OPTIMUM, les 25% de francophones en Canada ne justifient pas un seul mot français dans vos rapports avec la clientèle. En parallèle, les 8% d’anglophones du Québec justifient, quant à vous (i.e. aux yeux de la très distinguée direction from Toronto, frappée pour le coup d’un très lourd strabisme mental), un bilinguisme tous azimuts.

Comme dirait je ne sais plus très bien qui : « Cherchez l’erreur…! »

Tout ceci pour vous dire, gens de SHOPPERS DRUG MART / PHARMAPRIX / OPTIMUM, que votre mépris du français au Québec a plus que suffisamment duré à mes yeux. Et la réaction dédaigneuse (à mes commentaires) d’une jeune responsable de l’une de vos succursales près de chez moi (à ville de Laval) aura fini, samedi dernier, par avoir raison de mon extrême patience à votre égard.

En conséquence, je vous informe que ma famille et moi avons pris la décision ferme, le jour même, de ne plus JAMAIS mettre les pieds dans aucune de vos succursales. Ni au Québec, ni au Canada. Jamais.

C’est donc dire que vous pouvez vous voir convaincus qu’à compter de ce jour nous ne figurerons plus dans la liste anonyme des « contributeurs » de profits à votre entreprise (laquelle n’a toujours pas compris – et ce depuis
1962 ! – qu’au Québec c’est en français que ça se passe), telle que disponible à la page numérique suivante :

www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/276755/shoppers-drug-mart-pharmaprix-a-realise-des-profits-de-171-millions

http://imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2004/pharmaprix.html et http://imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2009/pharmaprix.html

Non. Plus jamais « Pharmaprix » dans ma vie !

(Et les Pharmacies « Brunet » – la Québécoise ! -, soit dit en passant, seront sans doute les prochaines sur ma liste. Noire. Et sensiblement pour les mêmes raisons…)

Mathilde François,
citoyenne du Québec qui se surprend de plus en plus à espérer la résurgence de quelque FLQ de l’avenir… car avec des gens comme vous, PHARMAPRIX, les mots, les arguments, le respect et la patience ne suffisent pas (mais pas du tout) pour vous faire entendre raison. Très visiblement, vous ne comprendrez que devant le verre brisé des faits…

Laval, ce 3 décembre 2009