LA LANGUE DE MONTRÉAL

Extrait de Cyberpresse

Montréal grisonne de plus en plus. Montréal fait de plus en plus le saut vers la banlieue. Montréal est la ville la plus scolarisée de la province.
Montréal parle de plus en plus d’autres langues que le français dans sa cuisine.

Dans le grand miroir que lui tendait Statistique Canada hier, Montréal avait ainsi l’air d’un personnage d’une peinture cubiste, avec des traits qui disent une chose et son contraire selon l’angle choisi par le spectateur.

Et puis, dans ce grand miroir, il y a encore et toujours cette langue que nous tire Montréal, source de tous les questionnements identitaires. La proportion de gens parlant le plus souvent français à la maison recule, rappelle-t-on. Sur le territoire de la Ville de Montréal, quatre personnes sur 10 parlent le plus souvent à la maison une autre langue que le français.
(…)

Ces données ont surpris le démographe Marc Termote considéré, à tort ou à raison, comme un pessimiste. « Je n’aurais jamais pensé que mes prévisions se concrétiseraient aussi vite », me disait hier celui que l’on connaît maintenant comme l’auteur de la célèbre étude cachée de l’Office québécois de la langue française.

Pour la suite :
http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/rima-elkouri/200901/13/01-817370-la-langue-de-montreal.php