LA GÉNÉALOGIE DE LA SUPERCLASSE MONDIALE (SCM)

Je pense que vous allez beaucoup apprécier cette synthèse de l’exercice du pouvoir réel et de ses effets sur la situation mondiale. Ainsi les évènements à venir vous surprendront et étonneront moins, et vous trouverez encore plus de force et de courage pour participer à nos combats…

Albert Salon

LA GÉNÉALOGIE DE LA SUPERCLASSE MONDIALE (SCM) Le monde – Dénationalisée, la SCM est coupée de la population.

Extrait du site www.polemia.com

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La SCM possède cependant des caractéristiques nouvelles qui la distinguent des anciennes élites dirigeantes européennes :

  • c’est une classe dénationalisée car le réseau qui la compose est de plus en plus mondial (à mesure que les entreprises sont de plus en plus transnationales). C’est une classe déracinée qui veut se sentir partout – c’est-à-dire nulle part – chez elle ; ce qui induit un comportement indifférent, « touriste » vis-à-vis des communautés dans lesquelles elle est installée (mais finalement toujours plus ou moins provisoirement). Le développement des moyens de communication donne à la SCM une assise presque mondiale (l’Afrique exceptée) et des leviers d’action largement instantanés et immatériels ;
  • c’est une classe qui s’est coupée du reste de la population. Cette classe est « bullocrate » (J.-F. Kahn) : elle vit dans une bulle qui la protège de ce que subit le reste des hommes et de ce qu’elle leur fait subir. Cette situation est nouvelle car, dans l’histoire, les riches et les puissants ont toujours plus ou moins côtoyé les moins riches ou les pauvres, en particulier parce qu’ils les protégeaient ; aujourd’hui la SCM a la possibilité de vivre dans un monde à part qui limite les contacts avec le reste de la population au strict minimum.

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L’échec historique du collectivisme a aussi conduit à l’hégémonie des Etats-Unis dans tous les domaines et à la domination sans partage de l’
idéologie anglo-saxonne , reflet de la prétention des Anglo-Saxons à conduire le monde :

Cette vue du monde anglo-saxonne repose notamment sur :

  • le culte de l’enrichissement individuel et de l’argent (la vogue du mot « valeur » est significative…) comme symbole d’élection divine ;
  • la promotion de l’individualisme et de la « libération » de l’homme, c’est-à-dire la libération de tous les (mauvais) instincts humains et non pas la maîtrise de soi ;
  • la réduction voire la suppression du « mal » étatique et collectif/communautaire ;
  • le messianisme, c’est-à-dire la prétention d’incarner le stade ultime du progrès humain et la croyance dans la mission confiée à l’Amérique de faire profiter l’humanité tout entière de son modèle et de ses Lumières ;
  • le pragmatisme, c’est-à-dire le mépris des principes, au nom du primat de l’efficience matérielle.

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