IMPÉRATIF FRANÇAIS AU PALAIS BOURBON

Travailler en français au Québec : le harfang titube
Les grands facteurs de francisation

Mouvement Impératif français,
organisme voué à la défense de la langue française au Québec

Conférence de presse internationale
pour le droit de travailler
dans la langue nationale de son pays

Conférence réunissant des délégations syndicales et patronales, des parlementaires et des universitaires provenant de France, du Québec, d’Allemagne, d’Italie et d’Espagne

Le 9 mars 2009
Assemblée nationale (Palais Bourbon)
Paris, France


Présentation d’Impératif français

Impératif français est un organisme culturel de recherche et de communication voué à la promotion de la langue française, de la culture d’expression française et de la francophonie.

Impératif français adhère ainsi à la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles dont l’objectif est de protéger les peuples et les cultures contre l’uniformisation culturelle et linguistique, bref, contre l’anglicisation et l’américanisation. Le mouvement a vu le jour en 1975… Bien connu au sein de la francophonie et au Québec, Impératif français a son siège social en Outaouais. Il regroupe des membres et des amis de la langue française et de la culture d’expression française de tous les coins de la Francophonie, mais aussi d’ailleurs dans le monde, qui désirent participer activement à l’épanouissement et au rayonnement de celles-ci. Impératif français travaille en collaboration, en partenariat et en réseau avec plusieurs organismes gouvernementaux ou non gouvernementaux sans but lucratif (OSBL) du Québec, du Canada et d’autres pays de la francophonie ou d’ailleurs, œuvrant également à la promotion du français et au rayonnement de la culture d’expression française et de la francophonie ou les appuyant au besoin. Impératif français compte également parmi ses partenaires plusieurs organismes du milieu culturel et du monde syndical. Impératif français est bien connu pour ses interventions publiques, ses mémoires, ses études, ses grandes activités culturelles, ses envois électroniques, son bulletin Ensemble, son site Web www.imperatif-francais.org, un forum international pour la défense et la promotion de la francophonie et de la diversité culturelle à l’échelle mondiale.

Le Québec d’hier à aujourd’hui

Si l’exemple des législations linguistiques du Québec en matière de travail fait rêver, c’est qu’il frappe par l’évolution prodigieuse et fascinante qu’a connue la communauté francophone en à peine quelques décennies. Après l’époque lointaine des coureurs des bois, les Québécois sont entrés dans l’ère industrielle comme porteurs d’eau et ouvriers d’usine. Et d’un élan collectif dont seuls ils ont le secret, ils ont surgi de la seconde moitié du vingtième siècle avec leur fameuse « Révolution tranquille », puis leur « Québec inc. », occupant qui, des postes d’entrepreneurs et d’ingénieurs, qui, des postes de grands financiers et administrateurs. Un monde ancien a cédé sa place à un monde nouveau, le mouton docile a cédé sa place à un oiseau de proie, le harfang des neiges, nouveau symbole aviaire du Québec. La transformation a eu quelque chose de magique puisque jamais l’observateur étranger n’aurait pu concevoir que ce petit peuple soumis politiquement et dominé économiquement aurait pu engendrer cette fière communauté conquérante, habile de son État et parfaitement capable de tirer ses billes au sein de l’économie nord-américaine.

Que voilà une belle envolée lyrique remplie d’autosatisfaction et d’« autocongratulation »! Le Québec d’hier s’est certes transformé de manière considérable, mais il n’en reste pas moins en butte, aujourd’hui, à de profonds problèmes qui menacent son avenir en tant que communauté politique originale en Amérique du Nord. Qui plus est, si certaines législations ont connu du succès, d’autres, en revanche, ont été marquées du sceau de l’échec, à tel point que les Québécois doutent aujourd’hui de leur capacité d’influencer réellement les tendances lourdes auxquelles ils sont confrontés. Ainsi, le moindre des projets de réforme en matière de langue et du travail, le plus banal d’entre eux se heurte à des obstacles systémiques qui amènent la plupart du temps l’électorat à rendre les armes cependant qu’ils refoulent les combattants à la marge de la scène politique. Le Québec d’aujourd’hui souffre de maux politiques qui minent comme jamais son action dans le domaine de la langue et du travail. Ce qui ne signifie pas qu’on y manque d’idées sur le « quoi faire » et sur le « comment le faire »…

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