FRÊLE DISCOURS DE LA SOUMISSION

Le frêle discours de la soumission
Lettre à Suzanne Clément

Je ne voulais pas regarder le spectacle de la Fête nationale 2009 à la télévision parce que, contrairement à vous, Madame Clément, je ne pense pas que nous ayons beaucoup de raisons de fêter notre nation en voie d’assimilation. Le Québec vit des jours très sombres alors que sa langue nationale est en train de se faire dévorer par l’anglais et que son économie est sous l’emprise de Canada inc. Si vous doutez encore du recul dramatique du français, lisez «La dégringolade du français en 2006».

Mais, même si je n’avais pas du tout le coeur à la fête, je me suis quand même laissé tenter. Quelle erreur! J’aurais dû aller me coucher; je suis plus démoralisé que jamais. Vous m’avez envoyé l’image d’un Québec qui s’enlise de plus en plus dans un chauvinisme dérisoire et dans l’inconscience. Votre discours nous fait retomber bien bas après «Les Géants», de Loco Locass. L’année dernière, nous avions eu droit à cette oeuvre colossale, empreinte de lucidité. Cette année, on nous a infligé votre mauvaise interprétation d’un texte ridicule qui aurait pu être écrit par l’un des funestes scribouilleurs au service de l’État Desmarais, dont l’objectif est la dissolution de la nation québécoise dans l’ensemble fédéral.

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