DROIT AU FRANÇAIS EN FRANCE

OBJET : droit fondamental à la langue nationale dans son propre pays
copie Agence Européenne des droits
Monsieur le représentant personnel du Président de la République – la Francophonie

Cher Monsieur Toubon,

Le problème de l’emploi de l’anglais en France dépasse le stade de la communication ; il devient celui de l’identification …

Pour la journée européenne des langues le 26 septembre cette revendication syndicale au droit à sa langue nationale dans son pays est une une belle illustration .

Jean loup Cuisiniez


sopra

cftc

Annecy, le 21 septembre 2009.

HALTE A L’ANGLICISATION DES ENTREPRISES

Depuis quelques années, la société Axway (100% filiale de Sopra, société française) a décidé officieusement que l’anglais serait désormais la langue officielle.

Pendant que les pouvoirs publics font des discours sur le respect des langues, les entreprises en France imposent la langue anglaise à leurs salariés, obligeant à communiquer en anglais entre francophones. Le processus d’anglicisation se répand dans le monde du travail et devient insupportable.

De fait, la CFTC doit se battre pour faire respecter au minimum la loi Toubon sur l’emploi du français.

L’emploi abusif de l’anglais contribue à la perte de repères et d’identité, qui peuvent avoir des conséquences désastreuses. Le rapport de l’Observatoire de la Responsabilité Sociale des Entreprises mentionne l’usage de l’anglais comme situation de stress¹.

La CFTC SOPRA rappelle aux pouvoirs publics que le français est encore une langue de travail et que les francophones ont droit à leur langue en France. Le 26 septembre prochain aura lieu la journée européenne des langues qui cache en fait l’avancée de l’hégémonie linguistique.

La séance du Conseil Économique Social et Environnemental des 23 et 24 juin 2009 portait sur le message culturel de la France et la vocation interculturelle de la Francophonie. En l’absence de cadre juridique pour le plurilinguisme et de volonté politique, les bonnes intentions des rapports ou des discours incantatoires et résolutions énergiques sur la nécessité du plurilinguisme comme contrepoids à l’hégémonie linguistique resteront des voeux pieux.

Le changement de mentalité dont il question dans le rapport qui en est sorti², est de faire reconnaître par la société civile une seule langue pour les échanges économiques, travaux scientifiques, transmission des savoirs, etc., les autres étant du CULTUREL ou relevant de la sphère privée.

Extrait de la page 34 :

3.1. Parier sur le plurilinguisme pour un changement de mentalité

La diversité linguistique et culturelle exige un changement des mentalités dans notre rapport au langage et aux langues.

Nombreuses activités imposent et imposeront l’usage de « langues codes », qui permettent une communication facile avec les « contenus bruts » des informations, des banques de données, de certaines procédures techniques et scientifiques, etc. Le recours à l’anglais comme code commun (le globish, contraction de global English) se généralise, sans que cela soit nécessairement une menace pour la diversité des langues. C’est une facilité dont certains

Français hésitent encore à se servir, alors que, pour d’autres, c’est la solution miracle.

Tout est dit : l’anglais est qualifiée comme une des langues codes et à la page 46 l’anglais devient la langue code pour faire les études en France et le moyen indispensable à l’intégration des futures élites dans la culture française en général. Il laisse entendre que la communication en anglais est facile et que les français hésitent à s’en servir alors que d’autres peuples ont trouvé la solution miracle et affirme que la généralisation de l’anglais n’est pas une menace pour la diversité linguistique.

LA CFTC SOPRA ENTEND FAIRE RESPECTER LA DIVERSITÉ LINGUISTIQUE EN COMMENÇANT PAR LE DROIT AU FRANÇAIS EN FRANCE

Contact : Stéphane Veyret, délégué syndical CFTC-SICSTI à Sopra Group — 06 08 73 57 74

Références :

[1] http://www.cigref.fr/cigref_publications/RapportsContainer/Parus2009/CIGREF-ORSE_-_Usages_des_TIC_et_RSE_Rapport.pdf, page 37

[2] http://www.conseil-economique-et-social.fr/rapport/doclon/09070119.pdf