DE FAUX-JUGES DE LA COUR SUPRÊME DU CANADA

Faux jugesInvalidation de la Loi 104
De faux-juges de la Cour suprême distribuent des bons de contournement de la Loi 101 dans le métro

CNW Telbec – Une trentaine de faux-juges de la Cour suprême du Canada ont distribué, dans le métro de Montréal, des milliers de certificats permettant aux mieux-nantis de pouvoir contourner la Loi 101 et d’envoyer leurs enfants à l’école anglaise publique. Cette opération visait à rappeler l’invalidation d’un article de la loi, votée à l’unanimité par les députés québécois, par le plus haut tribunal du Canada.

Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal, et Yves Beauchemin, membre fondateur du Mouvement Montréal français (MMF) se sont déguisés en magistrat pour l’occasion. Ils ont ironisé sur le caractère profondément rétrograde pour le français de la décision de la Cour: « Nous, les bons juges de la Cour suprême du Canada, nous savons mieux que le gouvernement du Québec ce qui est bon pour vous! Il est vrai que dans tous les pays à travers le monde, la seule langue d’enseignement est la langue de la majorité. Mais vous n’êtes pas un pays, vous avez dit NON deux fois, il faut maintenant dire OUI; oui à l’anglais, oui à l’obéissance à la Cour suprême du Canada, oui au remplacement de vos valeurs et de votre vieille langue par nos valeurs et notre langue!! « 

L’écrivain Yves Beauchemin, qui était également présent, en a profité pour rappeler la fragilité du français au Québec et pour dénoncer le fait que la démocratie québécoise soit inféodée aux impératifs d’une poignée de juges canadiens se basant sur une charte survalorisant le multiculturalisme et empêchant l’approche intégratrice québécoise de pouvoir assurer le futur du français au Québec.

Cette opération constituait la suite de toute une série d’événements de la part d’une multitude d’organisations québécoises visant à dénoncer cette violation de la démocratie québécoise et à inciter le gouvernement Charest à répondre en appliquant la Loi 101 aux écoles non subventionnées, colmatant effectivement la brèche rouverte par la Cour suprême.