VILLE DE MONTRÉAL

Cette plainte est en deux volets: 1- le volet plainte proprement dit qui est adressé plus spécifiquement à l’OQLF et qui a pour but de faire intervenir la loi afin de corriger cette situation qu’on peut qualifier d’aberrante et 2- le volet politique qui est adressé plus spécifiquement à tous les acteurs politiques ‘provinciaux’ et ‘fédéraux’ ainsi qu’à tous les individus et organismes de la société civile intéressés à ce que la société québécoise évolue dans l’harmonie et la justice sociale.

Volet 1 : légalités.

Voici, mesdames et messieurs de l’OQLF, une plainte contre la Ville de Montréal et le Gouvernement du Québec. Le document annexé parle de lui-même. Il est rédigé en anglais. Oui, il y avait une version française.
Mais ma plainte est justement parce qu’il y avait cette version anglaise.

Veullez, S.V.P., agir en conséquence.
J’exige que cette plainte soit acheminée aux plus hautes instances de l’Office et à la ministre ou au ministre responsable.

Pierre
Notre-Dame-de-l’ile-Perrot

Volet 2 : politique, société civile.

Je suis perplexe et il me semble que les premiers acteurs politiques devraient être bien plus que perplexes; ils devraient être carrément inquiets.
Oui, je suis perplexe et je suis aussi terriblement inquiet.
La raison de ce volet politique est que j’interroge publiquement le premier ministre du Québec, la ministre Christine Saint-Pierre et aussi le premier ministre du Canada de m’expliquer cette hypocrisie qui fait que, d’une part on dit que la langue officielle du Québec est le français et, d’autre part, les québécois doivent continuellement se battre pour vivre dignement en français sans avoir de besoin de quémander qu’on leur parle dans leur langue.
Quand, il y a de cela plus de quarante années, je suis venu dans ce pays on m’avait dit que le Québec était français et les autres provinces étaint anglaises à l’exception du Nouveau-Brunswick qui, elle, avait un ststut bilingue (quand j’y ai été j’ai constaté qu’elle était presque toute bi-anglaise).
Mais maintenant je remarque ces faits troublants, dont le billet de contravention en annexe est une preuve. Un billet de contravention? Le ‘client’ n’a pas besoin de connaître le français pour le comprendre et le payer. Une communication avec un ministère ou autre organisme de l’administration? Pas de problème pour le citoyen anglophone ou allophone fût-il. "For English press nine" et le voilà servi. Comment voulez-vous qu’après cela les immigrants aient une tendance quelconque à apprendre le français?
Les gouvernements peuvent être borgnes et même aveugles. La réalité est que pour obtenir un emploi on ne vous demande même pas si vous savez parler français; ce qu’on exige très illégitimement et très sovent c’est que vous parliez anglais.

Quelqu’un a déjà entendu ou prononcé la phrase "intégration des immigrants"?

Je reviens à l’hypocrisie dont je parlais plus haut. Cessons-la. Ayons le courage de dire l’une se ces deux choses. A) le Québec n’a d’autre choix que de se mettre à genoux devant le reste du Canada et leur allié du sud, parler anglais sur son territoire et s’angliciser ou bien B) le Québec doit se tenir debout et cela avec le soutien indéfectible et inlassable des ses élites politiques peu importe leur allégeance.

—***—La lecture nourrit l’esprit—***—

Si tu te fais ver de terre, ne te surprend pas si l’on t’écrase avec le pied. (Kant)