« FRENCH COUSINS »

Come to study in Québec : 100% en milieu anglophone !
(Pub de McGill University)

« Avant l’heure c’est pas l’heure, après l’heure c’est plus l’heure »
Édith Piaf, « Avant l’heure », 1951

À la manière de Michael Goldbloom quelques heures auparavant, dans Le Devoir du 1er avril (www.ledevoir.com/2008/04/01/182994.html), et bien que celui-ci débordât carrément sur la tartufferie (ce qui d’ailleurs, comme on sait, sauf rares exceptions, constitue une seconde nature chez les Anglo-Montréalais lorsqu’il est question de langue et de « pays »), le consul de France à Québec, M. François Alabrune, prend bien garde, le lendemain (www.ledevoir.com/2008/04/02/183165.html), de nous faire connaître le chiffre statistique qui importerait plus que tout autre sous la montagne de ceux qu’il nous livre en vrac. À savoir : le pourcentage des étudiants français en pays québécois qui étudient dans une université anglaise.

Comme quoi monsieur le consul, et en cela M. Goldbloom eut visiblement la main plus heureuse que son « collègue » de dossier, ne tomba pas vraiment le jour pile pour bien noyer le poisson. Meilleure chance l’an prochain, votre excellence !

Au reste, à constater combien depuis de nombreuses années la France est elle-même devenue à tous égards plus anglaise que française (on me permettra ici de renvoyer à ma toute récente lettre ouverte au Président de la République française : http://lequebecetlafrancite.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/03/09/
lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-francaise.html
), il est à se demander par quel travers de l’esprit on en arrive, là-bas, à estimer que la jeunesse française se voit plus susceptible de maîtriser cette langue étrangère en pays de Gilles Vigneault plutôt qu’à la « maison » même, alors que celle-ci y est moins étrangère que jamais depuis les tout débuts (Hugues Capet – sacré roi de France à Reims, en 987) de ses quelque mille ans d’existence.

Mais réjouissons-nous ! Car enfin, tout ceci n’est certainement pas pour déplaire au fier Canadien qui, à l’Assemblée nationale, nous fait office de Premier ministre.

Jean-Luc Gouin
LePeregrin@yahoo.ca