OPÉRATION « PRESS NINE »

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Pendant que la ministre St-Pierre refuse d’agir, 5 des 9 ministères visés par l’opération « press nine » respectent maintenant la Loi 101

Montréal, le jeudi 7 février 2008 — Lors d’une conférence de presse, le Mouvement Montréal français et Impératif français ont présenté les résultats des démarches qu’ils ont effectuées pour faire respecter la politique linguistique du Québec par ses propres services gouvernementaux. Le cas des répondeurs téléphoniques a été ciblé car c’est un exemple irréfutable du non-respect généralisé de la politique d’application de la Loi 101.

On se souviendra de l’opération « press nine » lancée le 9 novembre dernier, alors qu’une cinquantaine de militants avaient téléphoné en rafale dans 9 ministères fautifs. Par la suite, en décembre, le MMF et IF ont expédié des lettres à tous les parlementaires, leur demandant de se prononcer clairement et d’intervenir pour faire respecter le statut du français en tant que langue officielle.

Dans une lettre signée par un attaché politique, la ministre St-Pierre faisait savoir qu’elle a demandé à l’OQLF de dresser un portrait de la situation. La ministre responsable de l’application de la Loi 101 n’était manifestement pas au courant que l’OQLF venait de publié ses recommandations à cet égard sous la forme d’un dépliant. On y recommande que le message d’accueil téléphonique « soit entendu en français au complet avant qu’il y ait accès à une autre langue. Il est à noter que l’utilisation d’une autre langue que le français est facultative. »

Pendant que la ministre attend l’évaluation demandée, 5 des 9 ministères interpellés lors de l’opération « press nine » ont modifié leur système de réponse téléphonique. Il s’agit de l’Office de la protection du consommateur, des ministères du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, de l’Éducation, du Loisir et du Sport ainsi que la Commission des relations du travail. Le MMF et IF les en félicitent.

La direction des communications du ministère des Transports a consulté le dépliant de l’OQLF et recommandé des changements qui ne se sont toujours pas concrétisés. Parmi les autres établissements interpellés en novembre, le ministère des Services gouvernementaux, Revenu Québec et le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles n’ont toujours pas changé leurs pratiques anglicisantes. Une vérification rapide a permis de repérer de nombreuses autres institutions fautives parmi lesquelles on trouve la Société des loteries vidéo du Québec, la Régie du logement, Épargne Placement Québec, la Régie des alcools, des courses et des jeux, etc.

Le président du MMF, Mario Beaulieu, considère que « l’exemple du « press nine » n’est que la pointe de l’iceberg de l’anglicisation de l’État du Québec. Alors qu’ils devraient jouer un rôle exemplaire et moteur dans l’application de la Charte de la langue française, les services gouvernementaux donnent fréquemment l’impression à leur clientèle que le Québec est un État bilingue où il n’est pas nécessaire de connaître le français. »

Le président d’Impératif français, Jean-Paul Perreault rappelle « que le gouvernement ne peut exiger que les entreprises et les commerces utilisent le français comme langue commune si ses propres services publics ne le font pas eux-mêmes. Toutes les entreprises du Québec doivent abandonner cette pratique qui relègue la langue française à un rang inférieur en donnant priorité au message d’accueil en anglais ».

Renseignements :

Sophie Beaupré, communication, Mouvement Montréal français, 514 839-4140, 514 835-6319
www.montrealfrancais.org

Jean-Paul Perreault, président d’Impératif français, 819 684-8460
www.imperatif-francais.org