LES VISÉES ANGLICISANTES

Impératif français désapprouve les menaces dont a été victime récemment la Regional Association of West Quebecers et désapprouve également la récupération de ces menaces.

L’assimilation des francophones et des allophones de Gatineau contribue à l’affaiblissement identitaire de la ville et de la région et elle est attribuable à l’énorme force d’attraction de l’anglais au Québec.

Ainsi, selon les données issues du recensement de 2006, le nombre de personnes ayant l’anglais comme langue d’usage à domicile est de 18 % plus élevé que le nombre de personnes ayant l’anglais comme langue maternelle, à Gatineau et dans sa banlieue.

N’importe quel francophone de Gatineau peut témoigner de la présence envahissante de l’anglais en milieu de travail. Dans la fonction publique fédérale, l’anglais est la langue employée neuf fois sur dix. Les fonctionnaires fédéraux francophones savent qu’il faut un seul anglophone unilingue pour que neuf francophones soient obligés de travailler en anglais.

Le bilinguisme fonctionne à sens unique, et il reste au Québec trop de gens qui y vivent sans se donner la peine d’apprendre vraiment le français et de le parler.

Nous savons tous que la mission de la West Quebecers Regional Association est d’œuvrer à l’anglicisation de l’Outaouais et du Québec. Une visite du site Web de cette association, qui est exclusivement en anglais et qui se trouve à l’adresse www.westquebecers.com, permet de constater son refus de reconnaître que le Québec est français.

Pourtant, cette même association réclame de la ville de Gatineau qu’elle bilinguise ses services alors qu’elle-même pratique l’exclusion en n’offrant aux visiteurs aucune version française de son site Web.

Impératif français rappelle aux autorités municipales de Gatineau qu’elles ont comme responsabilité de s’assurer que les citoyens qui vivent dans cette ville apprennent la langue officielle du Québec et la langue commune de sa diversité, la langue française, et non de contribuer par leurs pratiques à l’assimilation et à l’anglicisation des francophones et des allophones.

Source :
Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français
Recherche et communications
www.imperatif-francais.org