LE MARIAGE UQO-McGILL

Le grand titre du journal " Le Droit " de ce matin affiche fièrement le recteur de l’UQO, Jean Vaillancourt, expliquant qu’il entamera bientôt des négociations avec la faculté de médecine de l’Université McGill dans le but de créer une école de médecine à Gatineau en Outaouais. Les discussions datent de quelque temps déjà et le recteur dit que si McGill refuse de parrainer la future école de médecine, il se tournera alors vers une des trois autres facultés de médecine de la province.

Après que les poils du chignon de mon cou eurent fini de se hérisser, voici les quelques questions qui se posèrent et que nous devons nous poser suite à la lecture de ce texte:

  1. Dans quelle langue se donneront les cours?
  2. Si on répond, le français, ce sera pour combien de temps?
  3. Par quelle tournure d’esprit le recteur en est-il venu à choisir McGill comme premier choix?
  4. Serait-ce qu’on lui a imposé ce choix?
  5. La population régionale ne devrait-elle pas être consultée dans ce genre de choix, puisque c’est elle qui paye la facture et que c’est elle qui y enverra ses enfants?
  6. Les professeurs viendront d’où et formés selon quelle culture?
  7. Est-ce que les trois autres universités francophones ont été approchées lors de discussions préliminaires?
  8. Notre région serait-elle déjà assez anglophone pour que ce choix s’impose de lui-même à un universitaire visionnaire?
  9. Le ministre Couillard pose comme condition que la future école de médecine soit parrainée par une des quatre facultés de médecine de la province comme Trois-Rivières et Chicoutimi. Alors pourquoi McGill? Sommes-nous si conquis?
  10. Le système de santé anglophone au Québec a-t-il si besoin d’aide?
  11. Toutes les autres questions comme: Ne sommes-nous pas en train de se faire passer un autre sapin gros comme une montagne et que nous n’aurons pas vu venir, étant trop occupés à se plaindre de notre neige et de nos nid-de-poules?

En conclusion: Réveillons-nous, réagissons vivement avant qu’il ne soit trop tard.

Dominique Déry, souverainiste en Outaouais
dominiquedery@videotron.ca