L’AÉROPORT DE DORVAL

L’anglicisation continue à l’aéroport Dorval (dégueulassement renommé « Trudeau ») de la ville à demi angloïde de Montréal.

Mardi le 18 mars 2007, vers 14h00, au contrôle de pré-embarquement, « Jonathan » m’aborda en anglais pour me diriger vers le comptoir « number five ». Quand je dis « Plaît-il ? » en français, il répéta « Number five ». Je dus insister avant qu’il ne dît « Numéro cinq », comme il faut.

Quand je m’en plaignis auprès du superviseur, il nota mes coordonnées et me donna le formulaire « Réclamation pour perte ou dommage à des biens ou blessure à la personne » qui semble n’avoir aucun lien avec la plainte que je portai.

Aujourd’hui pas moins que trois agents de contrôle de pré-embarquement me parlèrent en anglais. Un homme à la porte me parla d’abord en français, puis passa vite à l’anglais, bien que je ne lui parlasse qu’en français. « Christian » répondit en français à mon « Bonjour » mais passa tout de suite à l’anglais pour me demander si j’avais un ordinateur dans ma valise. « Thierry-Curley » aussi m’aborda en anglais.

J’INSISTE pour être servi en français, et d’abord en français. J’ai porté plainte à maintes reprises, mais la situation linguistique à l’aéroport ne semble pas s’améliorer. Je veux savoir quand diantre la ACSTA respectera mes droits linguistiques.

Je trouve surtout très désobligeant et profondément insultant le fait que plusieurs préposés au contrôle de sécurité m’imposent l’anglais à cause de mon accent. Ma plainte (http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2007/flique-a-laeroport-pour-son-accent.html) contre « Harold », qui exprima explicitement son mépris de mon accent, et contre sa superviseure « Caroll », qui insista illégalement à lire les notes personnelles que j’avais écrites pour pouvoir porter plainte, fut fermée sans suite. C’est un pratique de discrimination ouverte à l’endroit des immigrants faisant un grand effort pour parler la langue de la collectivité québécoise. En tant qu’immigrant, j’insiste sur mon droit de profiter des services gouvernementaux sans essuyer aux cinq minutes l’indignité d’une gifle d’exclusion à cause de mon accent, mes fautes de français, le lieu de ma naissance ou toute autre raison.

Scott Horne
shorne@hornetranslations.com