IMPÉRATIF FRANÇAIS

Impératif français, c’est non seulement un véhicule de la protection et de la promotion du français, mais un moteur et un instrument indispensable à la découverte des forces vives du Québec.

À l’automne 2008, en cette période électorale, quels sont les grands problèmes dont doit faire face l’Outaouais et quelles sont les forces qui pourraient définir que le français est et demeure un outil indispensable à la réussite de l’Outaouais?

En Outaouais, je remarque une présence insuffisante du gouvernement du Québec. Les signes les plus évidents de cette faiblesse, on les retrouve dans les secteurs de compétence de, la Santé, de l’Éducation et du réseau routier qui n’est toujours pas raccordé au reste du Québec, selon les normes de qualité généralement reconnues.

Pourquoi les députés de l’Outaouais, à l’Assemblée nationale du Québec, n’arrivent-ils ou elles pas à attirer l’attention du gouvernement, ou tout simplement de leur parti, pour combler ces carences? La réponse est peut-être trop simple, mais on ne doit pas l’évacuer, la présence du gouvernement du Canada et une dépendance psychologique à l’endroit du gouvernement du Canada, pour ce qui touche le développement et la survie de la région.

Maintenant, en 2008, quelles sont les forces de l’Outaouais?

L’Outaouais québécois se démarque admirablement de sa voisine ontarienne, par la qualité de l’énergie dont elle dispose. Non seulement l’énergie électrique dont disposent Gatineau et sa région est peu coûteuse, elle possède tous les ingrédients pour assurer le développement de la région, dans le respect total de la protection de l’Environnement humain. Non seulement, l’électricité d’Hydro-Québec épargne des vies, les sols, la forêt, les lacs et rivières, elle offre à nos voisins, des possibilités de faire de même. La pollution atmosphérique emportera 21000 vies en 2008, selon l’Association médicale canadienne.

À partir de mai 2009, la ville d’Ottawa pourra se réjouir de pouvoir enfin consommer l’électricité d’Hydro-Québec, une énergie propre et fiable, grâce à l’interconnexion de 1250 MW qu’Hydro-Québec est à construire pour rejoindre le réseau d’électricité de l’Ontario, un projet de 800 M$ pour Hydro-Québec.

Même si l’interconnexion avec Ottawa est rentable, Gatineau et sa région peuvent-ils eux aussi bénéficier de la proximité d’Hydro-Québec, une entreprise où ils sont aussi des actionnaires, pour développer le potentiel économique, humain et social de la région et de le faire en français ? La réponse est OUI, mais seulement s’il y a volonté politique à Québec. Le gouvernement du Québec semble politiquement absent dans tout ce qui touche l’Outaouais québécois.

Prenons un simple exemple d’insouciance. Actuellement, lorsqu’il est question de développement axé sur les technologies de l’avenir, force est de constater, que tous les centres de recherche scientifique fédéraux de la région,a u nombre de 27, sont à Ottawa. Où sont les décisions qui iraient dans le sens d’une véritable lutte fédérale et québécoise concertée, aux changements climatiques, si on s’installe là où l’électricité est tirée à 45% de la combustion du charbon, fuel lourd et gaz naturel, comme c’est le cas de l’Ontario ?

Comment s’assurer que l’Outaouais québécois reçoive l’attention du monde politique, économique et social ?

Peut-être, par une simple petite observation à véhiculer, jour après jour : Vous êtes-vous aperçu qu’Hydro-Québec offre une alternative peu coûteuse à la pollution atmosphérique qui tue et menace la Terre? Personnellement, je crois à des formules simples et qui forcent la réflexion de tous et chacun… En écrivant ces mots, je pense à moi, parce que les personnes âgées sont celles qui sont les plus touchées par la pollution atmosphérique et si on les sensibilise, ça fera toute la différence, tout simplement, parce que c’est le groupe d’âge qui vote le plus. L’Outaouais possède un merveilleux outil, Hydro-Québec, à vous de l’utiliser intelligemment…

André Mainguy, 66 ans
Retraité du Groupe Équipements d’Hydro-Québec
Longueuil

c. c. Aux élus municipaux de l’Outaouais et à l’Association étudiante de l’UQO