ÉLECTIONS QUÉBÉCOISES : VOLET OUTAOUAIS

Le 15 novembre 2008

Destinataires : Candidates et candidats aux élections québécoises dans le cinq circonscriptions de l’Outaouais

Mesdames, Messieurs,

Les enjeux suivants préoccupent grandement la population outaouaise :

  • les problèmes causés par l’insuffisance de services et de soins de santé en français;
  • l’exode des jeunes, le sous-financement de l’éducation postsecondaire et le déficit de l’Outaouais en programmes collégiaux et universitaires en français;
  • la défrancisation et l’anglicisation de la région;
  • les problèmes causés par le manque de structures pour faciliter l’accueil et l’intégration en français des immigrants et des nouveaux arrivants;
  • la fraude fiscale et le trafic identitaire.

Nous vous invitons à nous faire parvenir, d’ici le 25 novembre, vos réponses aux questions ci-dessous.

Au plaisir de vous lire,

Jean-Paul Perreault, président

Questions à la candidate et aux candidats de la région de l’Outaouais

1) Des études récentes ont démontré l’existence en Outaouais d’un problème d’exode des jeunes qui veulent poursuivre des études. Le sous-financement de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et le déficit de l’Outaouais en programmes collégiaux et universitaires sont en cause. L’éducation postsecondaire constitue un autre secteur clé où la région et sa population sont grandement défavorisées par rapport aux régions comparables du Québec (Estrie, Mauricie et Saguenay).

Quelles sont les mesures que vous entendez défendre et promouvoir pour que cessent le sous-financement et le sous-développement de l’Outaouais dans le domaine de l’éducation postsecondaire?

2) Il existe un déséquilibre fiscal inacceptable entre l’Outaouais et le reste du Québec en matière de financement des services de santé. Ce déséquilibre agit de façon persistante au détriment de la santé de la population outaouaise. Le déficit fiscal sur ce plan entre l’Outaouais et le reste du Québec était, par exemple, de 382 millions de dollars durant l’année 2005-2006.

Les dépenses en santé en 2005-2006 sont de 2102 dollars par personne dans l’Outaouais alors qu’elles sont de 3218 dollars dans le reste du Québec, incluant la région de Montréal. Pour la même période, le Québec a versé près de 55 millions de dollars à l’Ontario afin de rembourser des services médicaux qui ne sont pas accessibles en Outaouais. C’est près de 12 % du budget de fonctionnement régional !

Qu’entendez-vous faire pour que cesse la discrimination en services de santé dont est victime la population de l’Outaouais? Pour que la région obtienne sa juste part des dépenses québécoises consacrées à la santé? Pour que l’UQO et le Cégep de l’Outaouais offrent les programmes d’études qui manquent à notre région en matière de formation des travailleurs de la santé? Pour vous assurer que les nouveaux programmes en soins de santé offerts à l’UQO soient rattachés à un Réseau universitaire intégré de santé (RUIS) de langue française et non celui du McGill University Health Center reconnu pour ses difficultés à offrir des services de santé en français?

Qu’entendez-vous faire pour moderniser les hôpitaux existants? Qu’entendez-vous faire pour construire, à Gatineau, un centre hospitalier universitaire comme en possèdent les régions de Québec et de Sherbrooke?

3) Il est bien connu que la région frontalière de l’Outaouais vit des phénomènes de trafic identitaire et de braconnage fiscal. De trop nombreux résidants du Québec trafiquent leur identité pour se déclarer Ontariens afin de ne pas payer l’impôt au Québec, obligeant ainsi l’ensemble des autres contribuables du Québec à payer leur part.

Quelles mesures « concrètes » entendez-vous prendre afin que cessent ces pratiques qui appauvrissent l’ensemble de la société québécoise et affaiblissent l’identité québécoise de l’Outaouais?

4) L’Outaouais est la troisième région en importance pour l’accueil des immigrants internationaux et une région importante pour l’accueil des nouveaux arrivants en provenance des provinces canadiennes. Nombre de ces nouveaux citoyens ne parlent pas français. La langue anglaise continue de dominer dans les transferts linguistiques. À Gatineau et dans ses banlieues, la communauté anglophone voit ainsi son importance augmenter de 18 % à cause de l’assimilation des francophones et allophones.

Que proposez-vous pour que les immigrants et les nouveaux arrivants allophones et anglophones qui choisissent de venir vivre au Québec et en Outaouais – où ils sont les bienvenus – s’intègrent rapidement par l’apprentissage du français, langue officielle et d’usage public commune au Québec?

Source :

Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français
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