TAN KI-U VERI MUCHE…

Extrait d’une lettre d’opinion de René Le Clère publiée par www.Cyperpresse.ca

Les journaux nous apprennent que le citoyen Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères de France, était récemment en visite à Bagdad. Lors d’une rencontre officielle, le chef de la diplomatie prit la parole en anglais.

C’est une manie condamnable chez les Français de l’Hexagone que de vouloir et de s’exprimer en anglais dès qu’ils sont à l’extérieur du pays – parfois même sur leur propre territoire. Mauvais exemple, bien sûr. Surtout lorsque le bonimenteur parle la langue de Shakespeare genre: «Tan ki-u véri muche.» Bel exemple.

Dois-je rappeler que le jour de son élection à la présidence de la France, Valéry Giscard d’Estaing s’est adressé, pour la première fois de son mandat, en anglais Bel exemple.

Il y a quelques années, aux Pays-Bas, un poète français très connu et surtout grand admirateur de lui-même, parla de son oeuvre en anglais approximatif alors que l’on trouvait sur place un excellent service d’interprétation. « J’ai si peu l’occasion de parler en anglais », me dit-il. Bel exemple.

Un jour, à Hanoï, l’ambassade de France convoque les médias. Les radios, les télés et les journaux concernés délèguent leurs journalistes de langue française. La communication de l’ambassadeur de France se fit en anglais

Je ne parlerai pas d’une certaine sortie de Lionel Jospin, alors premier ministre, qui déclara, honte à lui, que l’anglais était la langue de l’avenir (ou quelque chose d’équivalent). Bel exemple.

Il n’y a pas tellement longtemps, ici même à Montréal, des anciens combattants français ont reçu du courrier émanant du gouvernement français, uniquement en anglais. Bel exemple.

Pour en savoir davantage http://www.cyberpresse.ca/article/20070902/CPOPINIONS/709020405/6732/CPOPINIONS