PUBLICITÉ DE VOLKSWAGEN

Radio-Canada
auditoire@radio-canada.ca

Je suis propriétaire d’une Jetta familiale TDI depuis deux ans et j’en étais heureux et fier jusqu’à récemment. Mais, quelle horreur d’entendre la publicité en franglais de Volkswagen diffusée à la télévision de Radio-Canada! «Zéro dépôt de sécurité», nous dit-on. Et si nous devions payer pour la «sécurité», s’agirait-il d’une forme de chantage? Faudrait-il payer le parrain Volkswagen pour la protection? Ce franglais est ridicule.

En fait, Volkswagen veut dire «aucun cautionnement» ou, à la rigueur, «aucun dépôt de garantie», mais cette riche multinationale ne semble pas avoir les moyens de se payer les services de bons traducteurs ou de publicitaires sachant parler français correctement. Elle fait appel à des gens qui, pour quelques centaines de dollars l’heure sans doute, ne sont même pas capables d’ouvrir leur dictionnaire.

Et le pire dans tout cela, c’est que notre télévision publique, dont je suis «actionnaire» comme tous les Canadiens, se permet de diffuser régulièrement pareille bêtise, notamment pendant le Téléjournal chaque soir, au mépris en particulier des Québécois. Radio-Canada doit faire ses frais. Money talks. Au diable le français!

Je m’adresse donc à Radio-Canada et à Volkswagen: est-ce trop vous demander que de respecter notre langue? Je m’adresse aussi à l’Office québécois de la langue française: pouvez-vous informer ces gens que le respect de la langue française fait partie des lois du Québec?

Bernard Desgagné
Gatineau, Québec