PROXIM

Lettre ouverte à la bannière pharmaceutique : PROXIM
www.pharmessor.ca/proxim/client/fr/Commentaires/Commentaires.asp

(Avec message latéral aux pharmacies Brunet et autres céréaliers Leclerc, en passant par l’Organisation Québec 2008…)

Bonjour, gens de Proxim,
SupportExt@groupeproxim.ca

Les anglophones représentent moins de 8% de la population du Québec, où la langue officielle est, au surplus, le français. Mais vous bilinguisez absolument tout, tout le temps jusqu’au moindre détail. Même vos sacs d’emballage sont bilingues !!

Alors, il a été entendu entre tous les membres de ma famille que plus personne ne mettrait désormais les pieds dans un commerce ou pharmacie PROXIM.

Il y a des limites comme citoyen (et/ou citoyenne) à demeurer passif devant des entreprises comme la vôtre qui réanglicisent le Québec comme naguère.

Et je suis d’autant plus dégoûtée que vous êtes une entreprise, sauf erreur, entièrement québécoise.

Or avec des citoyens corporatifs de votre sorte, le Québec n’a que faire d’ennemis, réels ou potentiels, extérieurs. Car le virus est, avec des gens comme vous, dans le tissu vivant de la collectivité québécoise.

Et pendant ce temps, dans ce beau Bilingual Canada (hors-Québec), tout est rigoureusement unilingue anglais. Partout ! En dépit des 25% de francophones qui habitent ce pays où ils sont, très manifestement, de purs étrangers. Ainsi, 25% de francophones ne justifient pas le bilinguisme chez les commerçants. En revanche, Proxim estime que 8% d’anglophones justifient largement le bilinguisme intégral, constant, tous azimuts en territoire québécois.

Cherchez l’erreur…

Proxim, vous êtes un cheval de Troie qui travaillez à l’affaiblissement systématique du seul État français d’Amérique du Nord. Et il est certain que jamais plus – jamais plus, je vous en fais la promesse solennelle – je ne me procurerai quelque produit que ce soit en provenance de votre bannière.

Car il est impossible en mon âme et conscience que je puisse débourser le moindre sou auprès d’une entreprise qui méprise à ce point la personnalité québécoise. Et qui, du coup, se méprise elle-même. Comme si « faire du fric » était synonyme de la négation de soi dans sa personnalité propre. Dieu ! que c’est méprisable un comportement d’asservissement volontaire de cette nature.

Bien sûr, vous n’êtes pas la seule firme à vous conduire de cette manière. Même la non moins québécoise Brunet, par exemple (www.brunet.ca/brunet/fr/menu_haut/notre_entreprise/nous_joindre.html), toujours dans le milieu de la pharmacopée, se conduit à peine mieux que vous auprès des citoyens/consommateurs québécois (circulaires commerciales et sacs d’emballage compris !). Sans compter le choix musical anglo-commercialo-étatsunien que l’on entend à perpétuité, partout et tout le temps – chez vous, Proxim, comme en bien d’autres boutiques et sites commerciaux. Comme si… nous étions au Canada, en Australie, en Angleterre ou aux États-Unis (ou en France !!!). N’importe où sauf au Québec, quoi…

Il n’y a pas jusqu’à Leclerc (www.leclerc.ca) – ces produits céréaliers québécois dont j’étais fière, parce qu’ils osent affronter sur leur terrain les transnationales du milieu (Kellogg’s, etc.) – qui dans sa présentation (emballage, etc.) accorde désormais priorité à l’anglais sur le français (« Je me nie, donc je m’enrichis » ?). Dites-moi, M. Jean Leclerc (admin@leclerc.ca), est-ce donc pour ce bon comportement de petit colonisé que vous aurez été retenu par le gouvernement Charest (ainsi que la mairesse Andrée Boucher, de la capitale) pour occuper la présidence du Conseil d’administration du Comité des fêtes du 400e anniversaire de Québec…?

Pour ce qui me concerne, ça suffit ! J’en ai marre, mais vraiment marre, de voir et d’entendre tous ces petits marchands, ces petits boutiquiers (voire, ces marchands de tapis à la petite semaine), faire la loi linguistique dans ma propre maison nationale.

Oui, j’en ai souverainement marre de ces commerces profondément colonisés pour qui il est normal en Québec, dans ce pays français d’Amérique, de penser et de vivre : Anything but French.

Marre, marre, marre.

Et l’Organisation du 400e anniversaire de Québec (et de la Nouvelle-France) – et M. « Biscuit » Leclerc au premier chef – qui veut, avec ça, nous enfoncer la reine d’Angleterre dans le gosier…

Non mais… que cherche-t-on à la fin ???
Une révolution pas tranquille du tout ???

Car ce n’est pas sur notre gouvernement à l’Assemblée nationale, assurément, qu’il faudra compter pour redresser la situation.

Jolière Gauthier
Joliere@sympatico.ca

(Le 24 avril 2007)