MONTRÉAL S’ANGLICISE

Alors que l’on s’apprête à baptiser un édifice du nom de «red light», nom qui viendra angliciser et déshonorer Montréal, je me suis permis d’écrire le texte ci-dessous que l’on pourrait «?» publier afin de contrer la démarche des «créateurs «sic» du future «Quartier des spectacles» pour qui Montréal de langue française, et son histoire, semblent deux mots qui ne veulent rien dire.

Il est malheureux de constater que nos «Artistes» et les «journaux de langue française», de même que la ministre Saint-Pierre, acceptent de participer à l’anglicisation de Montréal, en n’intervenant pas pour dénoncer ce geste disgracieux et déshonorant pour notre langue, pour notre ville et son histoire?

Nous avons vaguement l’impression que Madame la ministre Saint-Pierre et Monsieur le maire de Montréal acceptent que notre ville se donne un visage de plus en plus anglais?

C’est peut-être la méthode qu’ils ont choisi pour attirer les touristes des États-Unis d’Amérique chez nous?

Je ne suis pas certain que ce soit la bonne méthode?

Jacques Bergeron,
Ahuntsic, Montréal,le 22 octobre 2007

jacberger@yahoo.fr

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LA LANGUE DE CHEZ NOUS
Pour combien de temps encore?

Cet article me fut inspiré et écrit pendant l’émission de M. LeBigot, dimanche 21 octobre, alors qu’on faisait jouer la langue de chez nous de M. Yves Duteil.

Si les dirigeants de la Ville de Montréal et les créateurs du «Quartier des spectacles», sans oublier les gens de la presse et les artistes pouvaient s’en inspirer afin de faire disparaître le nom «Red light» dont on veut affubler l’édifice devant être situé angle Saint-Laurent et Sainte-Catherine, cet article aura servi à quelque chose?

Comme M. Duteil, je crois que nous avons une belle langue, même la plus belle parmi celles qui sont encore parlées.

Mais celle que nos concitoyens parlent ne saurait résister encore longtemps devant les attaques «vicieuses» qu’elle vit actuellement, que ce soit de la part de la cour suprême du Canada, ou de la part de nos gens d’affaires, de nos artistes ou encore de la ville de Montréal, lorsque ses dirigeants acceptent de nommer le «principal» édifice du futur (non pas celui de l’avenir pour notre langue) quartier des spectacles, du nom «anglais» et «déshonorant» de «Red light.»

Pour quiconque connaît l’histoire de Montréal, sait que cet endroit «contrôlé» par le monde interlope», avec la complicité de certains élus de la ville de Montréal et de certains policiers/«ripoux», était identifié par le nom de «Red light», qui devient donc un nom très péjoratif que l’on devrait refuser d’utiliser!

Alors que l’on pourrait profiter de la «mise sur pied de ce quartier en le francisant, ses créateurs, appuyés par nos artistes, (puisqu’aucun n’est encore intervenu pour dénoncer ce nom horrible et anglais) les gens de la presse écrite et parlée, préfèrent ne pas intervenir en laissant notre ville s’angliciser encore davantage, sans oublier qu’en agissant comme on le fait, on «dévalue» notre «culture et notre «langue», tout en donnant une image anglaise de notre ville, à nos concitoyens et à ceux qui nous visitent.

Souhaitant vous voir «devenir» le premier intellectuel à intervenir dans cette honteuse affaire pour notre langue et notre histoire, je vous prie cher monsieur Le Bigot, d’agréer l’expression de nos sentiments les plus distingués.

Jacques Bergeron, Ahuntsic, Montréal, le 21 octobre 2007

Je me suis permis de suggérer, il y a déjà plusieurs mois, les noms suivants pouvant être donnés à l’édifice que l’on veut baptiser du nom affreux de Red Light, pour lesquels je n’ai reçu le plus petit accusé de réception:
Noms suggérés:
Édifice des «Lumières»!
Édifice de la «Lumière», qui conviendrait très bien au sens que l’on veut donner à cet édifice, sans oublier qu’il est situé tout près du siège social de Hydro-Québec!
Édifice des «Artistes» ou des «arts de la scène».

Si on permettait aux Montréalais et aux Québécois de suggérer un nom pour cet édifice, je suis convaincu qu’on lui trouverait rapidement un nom français, à la hauteur de sa «Grandeur» ou de celle qu’on veut lui donner!

Jacques Bergeron, le 21 octobre 2007
jacberger@yahoo.fr

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Note d’Impératif français:

Adresses utiles:
Madame Christine St-Pierre
Ministre de la Culture, des Communications et la Condition féminine
ministre@mcccf.gouv.qc.ca

Monsieur Gérald Tremblay
Maire de Montréal
maire@ville.montreal.qc.ca

Madame Pauline Marois
Chef du deuxième groupe d’opposition
pmarois-chef-2e-gr-opp@assnat.qc.ca

Monsieur Pierre Curzy
Porte-parole Culture et Communications
pcurzi-bord@assnat.qc.ca

Monsieur Mario Dumont
Chef de l’opposition officielle
mdumont@assnat.qc.ca