LE NOM RED LIGHT SERA REMPLACÉ

Extrait de la lettre du 6 novembre 2007 de la Direction générale de la Ville de Montréal adressée à monsieur Bernard Mulaire, historien de l’art, bmulaire@sympatico.ca :

« M. Gérald Tremblay m’a confié personnellement de vous répondre. »

« Il est vrai que le promoteur a utilisé au cours des derniers mois le nom « Red Light » pour désigner son projet. Il nous a toutefois avisés qu’un autre nom sera choisi pour identifier cet immeuble de manière permanente. »

Le directeur général,
Claude Léger, ing.

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Échange de correspondance:

Monsieur Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français

ET

Monsieur Mario Beaulieu
Président
Mouvement Montréal français

Messieurs,

J’ai pris connaissance dans Le Devoir du 2 novembre de votre intervention concernant le nom «Red Light» dont on veut affubler le futur phare de la culture montréalaise qui sera érigé en plein Quartier des spectacles.

Votre geste me fait chaud au coeur parce que j’ai moi-même manifesté mon oppositioon à ce nom Red Light dans des lettres récentes adressées au maire de l’arrondissement de Ville-Marie, Benoit Labonté, et au maire de Montréal, Gérald Tremblay. La chargée du secrétariat de M. Benoit m’a répondu, mais je n’ai pas reçu d’écho du Maire Tremblay. Ci-dessous les courriels envoyés.

Vous verrez que j’incite vivement les autorités à trouver un nom qui respecte le caractère francophone de la métropole. De plus, je ne vois rien de glorieux à commémorer un quartier qui était sordide, et dont on voit encore des reflets miséreux.

Donner un nom anglais à un nouvel édifice phare de la vie culturelle montréalaise est dans l’air du temps, malheureusement, et rejoint tous ces titres d’oeuvres de création que les créateurs francophones montréalais donnent à leurs oeuvres. On ferait facilement un répertoire de 300 pages en relevant tous les titres anglais donnés par les artistes francophones à leurs spectacles, événements, chorégraphies, pièces de théâtre, romans,
expositions, installations, peintures, vidéos, sculptures, etc., etc. En ce moment, il serait absolument tabou de soulever cette question dans les milieux artistiques. C’est là un autre dossier et un autre débat.

Avec mes meilleures salutations,

Bernard Mulaire

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Courriel adressé le 5 octobre 2007 au Maire Tremblay :
geraldtremblay@ville.montreal.qc.ca

Monsieur Gérald Tremblay
Maire de Montréal
Ville de Montréal

Monsieur le Maire,

En tant que cityoyen de Montréal, j’approuve de tout coeur les améliorations en cours dans ce qu’on appelle le Quartier des spectacles. J’en ai toutefois contre l’appellation «Red Light» que tout un chacun, les médias en premier, utilise pour désigner le nouvel édifice culturel qu’on érigera à l’angle des rues Sainte-Catherine et Saint-Laurent.

Le Red Light de Montréal était un lieu sordide, et ce qui en reste l’est tout autant. Montréal a-t-il intérêt à le rappeler à jamais à ses citoyens et aux touristes éventuels en consacrant ainsi son souvenir? De plus, va-t-on réellement affubler ce qui se voudra un point central de la culture à Montréal, ville éminemment de langue française, d’un nom en langue anglaise?

Je vous incite donc vivement à prendre des mesures qui assureront à ce nouveau phare de la culture montréalaise, instigateur d’un renouveau du quartier tout entier, un nom qui sera digne du rôle qu’il est appelé à
jouer, et reflétera positivemenet sur la ville de Montréal, ville de culture internationalement reconnue.

Avec mes meilleures salutations,

Bernard Mulaire
Historien de l’art
www3.sympatico.ca/bmulaire

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Version complète de la lettre de la Direction générale de la Ville de Montréal: