JEUX VIDÉO EN FRANÇAIS

Au cours de trois dernières années, Impératif français a déposé à l’Office québécois de la langue française (OQLF) au-delà de 15 000 plaintes dénonçant les fabricants et les commerçants (Wal-Mart, Best Buy, EBGames, Future Shop, Toys "R" Us, etc.) pour la vente au Québec de jeux vidéo sans version française.

Impératif français tient à remercier l’OQLF et l’Association canadienne du logiciel de divertissement pour la signature d’une entente qui promet aux Québécois et Québécoises des jeux vidéo en français.

Il y a un toutefois bémol : « À partir du 1er octobre 2007, les produits développés pour ordinateur, lorsqu’ils sont offerts en vente au Québec, seront disponibles en français, si la version française de ce produit est disponible ailleurs dans le monde). Le « si la version française de ce produit est disponible ailleurs dans le monde » fera qu’environ 80 % des jeux vidéo vendus au Québec seront en français. « Nous aurions préféré que ce soit 100 % des jeux vidéo vendus au Québec. À ce sujet, les consommateurs auront à maintenir la pression sur les fabricants et commerçants en cause », de déclarer le président d’Impératif français M. Jean-Paul Perreault.

« Pour leur part, les consommateurs et consommatrices devront s’assurer que les commerçants vendant les jeux vidéo en français ne les humilient pas, ne les banalisent pas en offrant aux produits en version française un étalage et une mise en marché de mauvaise qualité. Les produits en français vendus ont droit au Québec à la meilleure mise en marché », de dire M. Perreault, avant d’ajouter « nous souhaitons que cette entente serve d’exemple à d’autres secteurs industriels où il y a des besoins criants de francisation : les inscriptions sur les appareils électroménagers, les appareils électroniques, les automobiles. »

Source:

Impératif français
www.imperatif-francais.org
Tél. : 819 684-8460

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Pour plus de renseignements:

Communiqué émis par l’Office québécois de la langue française:

Un plus grand nombre de jeux vidéo offerts en français aux amateurs québécois

L’Office québécois de la langue française et l’Association canadienne du logiciel de divertissement annoncent une entente sur la mise en marché des jeux au Québec

MONTRÉAL, le 10 sept. /CNW Telbec/ – L’Office québécois de la langue française et l’Association canadienne du logiciel de divertissement (Entertainment Software Association of Canada) sont fiers d’avoir conclu une entente qui rendra un nombre beaucoup plus important de jeux vidéo disponibles en français sur le marché québécois.

Depuis juillet 2007, les nouveaux jeux vidéo lancés au Québec sont offerts dans un emballage bilingue ou multilingue, et la documentation, qui les accompagne, comporte également une version française. À partir du 1er octobre 2007, les produits développés pour ordinateur, lorsqu’ils sont offerts en vente au Québec, seront disponibles en français, si la version française de ce produit est disponible ailleurs dans le monde. La francisation des jeux vidéo se poursuivra progressivement jusqu’au 1er avril 2009, alors que tous les nouveaux produits vendus au Québec, autant les jeux pour console de nouvelle génération et pour console portable que ceux pour ordinateur, devront répondre à ces exigences.

«Le Québec représente un marché très important pour les éditeurs de jeux vidéo, et les grands gagnants de nos efforts seront les amateurs de jeux, qui auront accès à un plus grand nombre de jeux dans leur langue», explique Mme Danielle Parr, directrice administrative de l’Association canadienne du logiciel de divertissement (ALD), organisme représentant la majorité des éditeurs de jeux vidéo conçus pour les consoles de jeux vidéo, les ordinateurs personnels, les appareils de poche et Internet.

«Au cours des négociations avec l’ALD, l’Office québécois de la langue française s’était fixé pour objectif d’assurer le respect des droits linguistiques des consommateurs québécois» rappelle la présidente-directrice générale de l’Office, Mme France Boucher. Elle se dit également très satisfaite de la collaboration obtenue tout au long des pourparlers ayant mené à la signature de l’entente qu’elle commente en ces mots : «Quand toute une industrie se met au diapason du français, répondant ainsi à la demande d’un très large public composé des jeunes et des adultes qui en achètent les produits, on peut parler d’un progrès majeur. Cette importante entente témoigne, à n’en pas douter, de la ferme volonté de l’Office de rechercher des solutions durables pour assurer la vitalité permanente du français au Québec. Elle ouvre également la voie à la négociation d’ententes similaires avec les représentants d’autres secteurs.»

La ministre Christine St-Pierre se réjouit de l’annonce d’une entente destinée à accroître le nombre de jeux vidéo offerts en français

Montréal, le 10 septembre 2007 – À l’occasion d’une conférence de presse, la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Mme Christine St-Pierre, s’est réjouie aujourd’hui de la signature d’une entente entre l’Office québécois de la langue française et l’Entertainment Software Association of Canada (ESA Canada), une association représentant les éditeurs et distributeurs de jeux vidéo au Canada.

Qualifiée par la ministre d’« avancée majeure pour la francisation des jeux vidéo offerts aux consommateurs québécois », l’entente prévoit la francisation progressive, dans les 18 prochains mois, du contenu des nouveaux jeux vidéo qui seront vendus au Québec. Elle prévoit également des mesures qui visent à renforcer dès maintenant la présence du français sur les emballages et dans les documents d’accompagnement des jeux vidéo.

« La francisation des jeux vidéo pose problème depuis des années, mais l’entente signée aujourd’hui peut nous réjouir, parce qu’elle représente un geste significatif en faveur d’une plus grande offre de produits en français sur le marché québécois », a commenté Mme St‑Pierre, qui est responsable de la Charte de la langue française. La ministre a aussi tenu à féliciter le personnel de l’Office québécois de la langue française et les membres de l’ESA Canada pour leur collaboration efficace dans l’avancement de ce dossier.