IL Y A LIEU DE S’INQUIÉTER!

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FULCHIRON VEUT FAIRE LE MENAGE (2007-09-13 00:00:01)

Le doyen de la fac de droit Hugues Fulchiron, fraîchement élu, entend profondément réformer l’université à l’image plombée par les affaires. Il nous livre ses premières mesures.

EXTRAIT DU TEXTE: les mots en gros caractères gras sont de nous

Quelle est votre ambition pour votre université ?
Donner à Lyon 3 la meilleure place, évidemment ! (rire). Nous bénéficions déjà d’une excellente réputation internationale. Mais il faut aller très vite car on peut facilement descendre si on ne prend pas le bon tournant. Par exemple, si nous voulons faire venir des étudiants étrangers, nous devons leur proposer des cours en anglais. Il faut arrêter d’opposer systématiquement la francophonie, qui est bien plus que le partage d’une langue, et l’usage, technique, de l’anglais : c’est ainsi que l’on pourra garantir le rayonnement de la culture et de la science françaises.

Comment allez-vous financer ces nouvelles orientations ?
L’augmentation des droits d’inscription n’est pas le remède miracle aux problèmes de l’université. Car elle remet en cause le principe fondamental de l’égalité d’accès à l’enseignement supérieur. Or l’université a le devoir d’accueillir tous les étudiants. Il faut chercher des ressources ailleurs, en développant davantage de coopération avec les milieux économiques : chaires financées par des grandes entreprises, fondations… Ces nouveaux liens permettront de favoriser l’insertion de nos étudiants.

Le premier coup de balais
A peine installé dans son nouveau fauteuil, Hugues Fulchiron a pris une mesure qui a ravi les associations et syndicats de gauche : renvoyer Claude Marsot, l’inamovible secrétaire général. Il était devenu, au fil des années, le symbole d’une université incapable de se réformer, lui qui avait oeuvré sous les présidences Guyot et Lavorel.

Auteur : Laurent Burlet
FIN DU TEXTE RECOPIÉ