DÉGÉNÉRESCENCE DU TISSU LINGUISTIQUE

Pour information et actions, voici ce que nous venons d’envoyer à Mesdames et Messieurs les Députés et Sénateurs.

Mesdames et Messieurs les Sénateurs, Mesdames et Messieurs les Députés,

Voici ce que nous avons l’honneur de vous proposer pour lutter contre l’anglicite aiguë, une nouvelle maladie due à une dégénérescence du tissu linguistique liée à un excès d’incivisme à l’égard de la langue française :

une PRIME DE QUALITÉ DE LA LANGUE FRANÇAISE (LA PQLF).

Cette prime serait attribuée à toute entreprise, ou à tout commerce, qui respecterait pleinement et entièrement la langue française (dénomination de l’entreprise ou du commerce en français, communication internationale en français, publicité en français, musique d’ambiance en français, emploi de terminologies françaises, recherche d’équivalents français aux termes anglais, création de néologismes en prenant pour base la langue française ou le latin-grec)

Merci d’aller sur le document joint à ce courriel, où vous pourrez constater que l’anglicite aiguë a fait de gros ravages à Nîmes, ville pourtant du Sud de la France située entre l’Espagne et l’Italie donc loin d’un pays anglophone, ville théoriquement empreinte de latinité de par ses monuments gallo-romains et de par ses férias hispano-tauromachiques.

Merci de bien vouloir parler de la PQLF aux Présidentiables, peu enclins jusqu’à maintenant à s’intéresser aux problèmes linguistiques.

Sylvie Costeraste, pour l’A.FR.AV, www.francophonie-avenir.com


De : Albert SALON
Objet : Magasins of Nîmes !

« Action contre la prolifération des enseignes en anglais dans nos villes ! »

Devantures en anglaisVoyez ce que l’« Association Francophonie-avenir », présidée par notre ami Regis Ravat, a fait à Nîmes, non loin de son siège de Manduel, pour étayer sa proposition de prime de qualité de la langue française, à laquelle nous pouvons tous faire écho auprès de nos élus et media.

Nous appelons tous ceux de nos membres qui ne supportent plus ces agressions à constituer des tracts analogues. Les photos qu’ils prendront avec soin, réduites à un même petit format, tout en restant très lisibles (notamment les adresses – à bien vérifier – des magasins coupables), seront à regrouper en une page, selon le modèle joint, avec, en haut, en gros caractères : « Honte à nos magasins de (suit le nom de la ville, ou du quartier de Paris ou de Lyon, de Marseille…) qui passent à l’anglais ! »

Ces tracts seront destinés à :

  • être envoyés à l’AFRAV pour appuyer son action à Nîmes et lui témoigner de notre solidarité ;
  • être adressé à la DGLFLF, à la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes (au ministère des Finances à Bercy), pour guider les visites éventuelles de ses agents dans toute la France, à nos ministères, à nos diverses associations, à la presse nationale, aux journaux régionaux et locaux plus directement concernés par chaque tract-relevé-d’infractions, et, bien évidemment, aux maires, conseillers municipaux, conseillers généraux et régionaux, députés et sénateurs, des localités ainsi gangrenées ;
  • servir de plans de tournées à nos membres qui voudraient aller voir, dans leur ville ou quartier, les commerçants concernés, pour les persuader très poliment – et surtout sans aucune menace – de changer leur comportement et de servir le bien et le patrimoine communs ; ces commerçants pourraient ainsi prendre conscience qu’ils se sont faits, sans doute sans le vouloir, les instruments d’une vaste entreprise de destruction de notre langue et d’asservissement de la France.

La rédaction.

Merci ! Soignez cela. Nous avons là le début d’une action nationale, en synergie entre nos diverses associations.

Amicalement. A. Salon.

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Voici de quoi inspirer une action d’envergure de la part de Montréal français. Notre situation, avec nos petits six millions de francophones, est en effet plus préoccupante que celle de Nîmes ou de quelque autre ville française. Il faut réagir énergiquement et, en particulier, contrer l’effet anglicisant néfaste de l’Université Concordia (dont il faut contenir l’expansion effrénée) sur les nôtres et sur nos immigrants.

Salve!

Laurion

(Le 15 avril 2007)