CITOYENNETÉ QUÉBÉCOISE

La citoyenneté québécoise créerait des citoyens de seconde classe ? 

Lorsque ces gens prétendent, qu’avec le projet de loi de Mme Marois, ils seront considérés comme des citoyens de « seconde » classe, je me dis qu’ils répètent les insanités et les bêtises prononcées lorsque Camille Laurin a proposé au gouvernement du Québec de se doter d’une loi visant à protéger et à promouvoir notre langue. 

Lorsque je regarde plus loin que leur affirmation, on doit se dire que ces gens s’y connaissent en citoyens de seconde classe, eux qui en ont créés des millions chez nos frères Canadiens-français. 

On a qu’à regarder leur passé, pas si lointain, pour comprendre que nos « amis » du Canada anglais n’y sont pas allés avec le dos de la cuiller lorsqu’il s’est agi d’en créer de toute pièce. 

Revisitons un peu notre histoire, mais surtout celle des Anglais, histoire qu’ils veulent bien oublier. 

On voudrait qu’ils se souviennent qu’ils ne se sont pas contentés de se donner un projet de loi pour protéger leur langue, lorsqu’avec la générosité qu’on leur connaît, ils ont déporté les Acadiens, dans ce qu’il serait convenu de nommer le premier « nettoyage ethnique » de l’histoire du monde, que certaines bonnes « âmes », bien colonisées, appellent le grand dérangement, et quelques fois, la « déportation ». 

Aujourd’hui ils risqueraient la vindicte du monde entier, à part bien sûr, des Anglo-saxons, qui, lorsqu’il s’agit d’un de leurs peuples amis, États-Unis, Australie, l’Angleterre, cherchent à légitimer une action honteuse de ce genre. 

Mais continuons à visiter leur « histoire ». 

Est-ce que le « New Brunswick, encore lui, s’est inquiété de créer des citoyens de seconde classe lorsque son gouvernement, en 1871, a interdit de parler le français sur son territoire ? 

Est-ce que le Manitoba s’est inquiété davantage de créer des citoyens de seconde classe, lorsqu’on a pendu Louis Riel et que l’on a interdit, (1890) de parler et d’enseigner le français dans cette province. 

Est-ce que l’Alberta et la Saskatchewan se sont demandées s’ils créaient des citoyens de seconde classe lorsque leurs dirigeants ont refusé de se conformer à la constitution du Canada, qui les obligeaient à inscrire l’enseignement du français dans leurs provinces nouvellement créées ? 

La magnifique province de l’Ontario s’est-elle demandée un seul instant si elle créait des citoyens de seconde classe lorsqu’elle a promulgué son célèbre règlement « XVII » en 1912 ? 

Est-ce que nos amis Juifs se sont posés cette question lorsqu’on les refusait, ou qu’on leur imposait, des « quotas » d’admission dans la célèbre université, de langue anglaise de Montréal, McGill en l’occurrence, toute québécoise « sic » dont nous sommes si fiers « re-sic » ? 

Est-ce que nos amis Juifs, ceux dont les différents conseils et comités de vigilance ne se gênent pas pour utiliser les mots les plus honteux envers nos députés et notre peuple, se préoccupent de créer en « Israël » des citoyens de seconde classe chez leurs concitoyens, émigrés de Russie, et Palestiniens confondus?

Je les invite donc, avec nos amis Anglais et Anglophones, dont ils sont une partie, à modérer leurs transports, comme aurait dit ma maman, en se refusant d’utiliser des termes indignes de peuples civilisés et lettrés, jouissant du plus « haut niveau» de vie au Canada, dont les Québécois sont peut-être un peu les responsables. 

À partir de ces quelques notes de leur histoire, qu’ils souhaitent peut-être ignorée, je me permettrai de les inviter à plus de lucidité, à une meilleure compréhension des événements, dans un esprit d’ouverture et « d’accommodements raisonnables » sur les gens qui les entourent. 

Ne pas se laisser emporter par leurs « émotions », est le meilleur souhait que nous pouvons leur suggérer, et leur recommander dans ce bel échange qui leur est proposé par Mme Marois et le Parti Québécois. 

Ne pas se laisser aller à accuser nos députés de Nazis ou de Hitler, car cela risquerait de blesser le peuple du Québec, le mien dois-je vous le dire, et de banaliser la sordide « histoire » que nous ont fait vivre, Hitler et ses amis il n’y a pas si longtemps ! 

Jacques Bergeron,
Ahuntsic, Montréal
jacberger@yahoo.fr

Le 26 octobre 2007