UNE OFFENSIVE CONTRE LA FRANCE ET LA FRANCOPHONIE ?

Il ne s’agit pas une blague, loin de là, même le Monde le reportait hier.

Il ne s’agit pas, non plus, d’une offensive contre la France mais d’une
offensive de longue date et de longue haleine contre l’Europe dans son ensemble,
contre le modèle de fonctionnement étatique et administratif que nous nous
sommes donné.

Il s’agit de la mise en oeuvre de manière capillaire de la stratégie de la
langue unique, véhicule de la pensée unique, qui consiste a baisser le niveau de
toutes les langues, non seulement au plan international mais même au plan de
leur propre territoire national, afin de parvenir à faire de l’anglais la «
Lingua franca » au niveau mondial.

Cette stratégie prévoit que, à terme, les Français de Normandie et ceux
d’Alsace, pour se comprendre entre eux, soient contraints d’utiliser l’anglais
parce que chacun, à l’école, apprendra non pas le français mais sa langue locale
et l’anglais. De même pour les Italiens, les Allemands, les Espagnols et ainsi
de suite. C’est d’ailleurs ce qui se passe déjà trop souvent entre les citoyens
des pays latins.

Tout cela est en train d’être mis en place depuis des décennies, l’explosion
de l’Internet ne fait qu’accélérer le processus, rien n’est laissé au hasard,
afin d’atteindre le but on invente même des langues qui n’existent pas. Il n’y a
pas longtemps un périodique anglais publiait une enquête sur les langues par
laquelle il résultait qu’en Italie sur 60 Millions de citoyens il n’y avait que
26 Millions qui parlaient l’italien, les autres étant considérés locuteurs
d’autres langues ( piémontais, sicilien, sarde, etc.) qui en réalité sont des
dialectes, sans tenir compte du fait que, en tout état de cause, l’italien est
la langue nationale officielle que chaque citoyen apprend à lire et à écrire à
l’école.

La stratégie de domination de l’anglais, dont le British Council est le bras
opérationnel, mise en place (au moins) dès 1962, par les Anglo-Anglo-américains,
a désormais des racines vastes et profondes, un nombre important d’associés et
de collaborateurs très puissants.

En l’absence d’une prise de conscience généralisée et d’une contre-stratégie
intelligente et vigoureuse, de la part de nos gouvernements ainsi que des
institutions européennes, toutes nos langues nationales officielles vont être
dégradées, peu à peu, au niveau des langues régionales et minoritaires au
bénéfice de la langue unique : l’anglais.

Anna Maria Campogrande

A mon avis, c’est une blague, une plaisanterie !

AK

De Francois Asselineau :

Voici une information stupéfiante et scandaleuse à tous les égards

Microsoft France annonce aujourd’hui que, pour la première fois au monde,
elle va lancer une suite de logiciels Office de bureautique bilingue.
Bilingue quoi ?
Bilingue français et alsacien !!!

Voilà quand même une information inouïe.

A qui fera-t-on croire que c’était une urgence de faire une version bilingue
français-alsacien alors qu’il n’existe aucune autre version bilingue ?

Il n’existe pas de version bilingue anglais-français alors que le Canada
serait, entre autres, évidemment très preneur.

Il n’existe pas de version bilingue anglais-espagnol alors que les états-Unis
compte des dizaines de millions d’hispanophones !!

Il n’existe pas de version bilingue anglais-arabe, ou japonais-anglais, ou
hindi-anglais, ou hindi-gujerati, ou chinois mandarin – anglais, etc., etc.

A qui fera-t-on croire que le coût de développement d’une telle version
Français-alsacien va être rentabilisé par le nombre d’Alsaciens utilisant
Windows ??

La vérité, c’est que Microsoft est, de notoriété publique, l’un des fleurons
de l’industrie des services américaine qui a le plus de liens avec la CIA, la
NSA et tous les services de renseignement américains..

Des rumeurs plus qu’insistantes font état de "fenêtres" dans les millions de
lignes du logiciel Windows, fenêtres qui permettraient aux services de
renseignement en question d’entrer par effraction dans n’importe quel ordinateur
relié à Internet.

La décision de lancer comme première mondiale une version de Office bilingue
français-alsacien s’inscrit donc dans une logique.

Il s’agit de favoriser le développement des langues régionales, le
particularisme régional, il s’agit donc de favoriser cet objectif stratégique
constant des USA qui est de pousser au développement de "l’Europe des régions"
jusqu’au point d’éclatement des Etats-Nations, et tout particulièrement de la
France.

Une fois encore il se confirme que l’objectif central des Etats-Unis en
Europe est de détruire toute puissance et toute contre-culture française.

Le plus scandaleux de l’affaire, c’est que ceci se passe avec la complicité
de la Région Alsace, qui est, je le rappelle, la seule région où l’UMP l’avait
emporté aux élections régionales de 2004.


Office 2007: Microsoft va mettre les ordinateurs à l’Alsacien (PAPIER
GENERAL)

Informatique-collectivités-dialecte PREV
29-06-2006 16:17:44
STRASBOURG, 29 juin 2006 (AFP) – Dialectologues et informaticiens ont jusqu’à
mars 2007 pour plancher sur une traduction alsacienne de la suite de logiciels
Office de bureautique, qui deviendra ainsi bilingue pour la première fois au
monde, a annoncé jeudi le président de Microsoft France, Eric Boustouller.
Entre l’albanais et l’amharique d’Ethiopie, l’alsacien ne sera qu’une des cent
langues dans lesquelles Office 2007 doit être disponible. Mais ce qui en fera
une "première mondiale", c’est que cette version d’Office "sera bilingue, à la
fois en français et en alsacien", a souligné M. Boustouller.
Le projet, qui prévoit la traduction de 50.000 mots, servira de pilote à un
système de logiciels bilingues qui pourra ensuite être étendu à d’autres langues
régionales, pour peu que se trouvent des parties motivées pour défendre le
projet, précise Microsoft.
C’est l’un des arguments qui a pesé en faveur de l’Alsace, dotée d’une forte
identité régionale et d’un dialecte encore bien implanté : 35% des Alsaciens
parlent quotidiennement alsacien et 60% d’entre eux sont capables de le parler.
Et si les quelque 600.000 dialectophones sont nettement plus âgés et plus ruraux
que la moyenne, la moitié des jeunes Alsaciens sont encore en mesure de les
comprendre.
Aux termes d’un protocole de partenariat signé jeudi avec Adrien Zeller,
président (UMP) du conseil régional d’Alsace, la région mobilise sur ce projet
des étudiants et des chercheurs de l’institut de dialectologie de l’université
Marc Bloch, sous la houlette de l’Office pour la langue et la culture d’Alsace
(OLCA).
Le géant américain des logiciels a engagé de son côté une équipe de concepteurs
en interne, et subventionne l’OLCA à hauteur de 5.000 dollars (près de 4.000
euros).
"Il ne s’agit pas de préserver un legs de l’Histoire sous une cloche de verre",
a souligné Adrien Zeller. "Nous ne faisons pas de l’identitaire, nous faisons de
la valorisation du patrimoine", notamment en adaptant ce dialecte aux
technologies de l’information et de la communication.
Car le projet implique aussi la création de nombreux néologismes, précise le
professeur Raymond Matzen, 84 ans, chargé des travaux préliminaires.
Sur les 2.500 premiers mots du glossaire de base déjà traduits, le dialectologue
propose ainsi de remplacer navigateur par "webschnuffler" (littéralement
‘fureteur, renifleur du web’), ou clavier par "taschtbrett" (‘planche à
touches’).
Le problème, c’est qu’il existe plusieurs dialectes alsaciens, tels que le
Haut-Rhinois et le Bas-Rhinois, et "presque autant de parlers qu’il y a de
villages" dans la région, admet-il.
C’est pourquoi plusieurs traductions pourront être proposées simultanément, sous
forme de bulles accompagnant les déplacements de la souris.
A terme, c’est même la nouvelle version du système d’exploitation Windows,
Vista, qui pourra devenir bilingue, soulignent les responsables de Microsoft.

Le groupe américain espère ainsi réduire la fracture numérique et linguistique,
notamment vis-à-vis des seniors.
yo/dro/nd
AFP 291624 JUN 06


( Ces textes soint extraits du groupe de discussion
linguarum-democratia@yahoogroupes.fr )

(Le 4 juillet 2006)