RADIO-CANADA LA PROVINCIALEUSE

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J’en ai jusque-là (!) de votre obsession, gens de Radio-Canada, à introduire
les termes «province» (et dérivatifs: provincial, etc.) de manière constante
dans tous les dossiers concernant le Québec.

Réduire systématiquement un état, un peuple, une nation, une collectivité à
un vague territoire désigné comme province relève ou de l’ignorance, ou
carrément d’une forme de désinformation (voire d’intoxication). Or comme la
première hypothèse ne saurait tenir la route au sein d’une entreprise comme la
vôtre, il ne reste plus qu’à entériner la seconde.

Par conséquent, je vous informe (après avoir abandonné déjà depuis belle
lurette vos antennes radiophoniques et télévisuelles, également politiquement
tendancieuses et à programmation d’une commercialité, voire d’une insignifiance,
qui atteint chaque jour un peu plus à l’insupportable) que je retire
définitivement (car c’était là le dernier lien que je m’entêtais à conserver
avec vous) votre site cybernéen d’information en continu (

www.radio-canada.com/nouvelles/
) des signets de mon ordinateur.

Il y a des limites, quant à moi, à débourser taxes et impôts pour faire vivre
une société publique (d’ailleurs moins société publique, désormais, que
société d’état: ce phénomène de banalisation du Québec en constitue,
parmi moult autres procédés analogues, la démonstration la plus flagrante) qui,
ensuite, exprime sa «reconnaissance» en me giflant au visage à chaque
consultation de ses aires d’informations.

Aussi Radio-Canada, et à l’instar de Gesca (La Presse, Le Droit, Le
Soleil, La Tribune
et tous les autres «instruments d’orientation de
l’opinion publique» utilisés par cette entreprise), et exactement pour les mêmes
motifs (comme vous voyez), vous avez définitivement perdu toute crédibilité à
mes yeux.

Adieu à vous, donc, énorme et coûteuse machine à propagande.

Et vivement ! une Télé-Québec qui saura dans les plus brefs délais
(bien que pour cela, hélas, il faille encore attendre un gouvernement qui soit
investi d’un authentique sens de l’état) prendre le relais pour offrir au Québec
une Maison nationale de création et d’information qui soit tout à la fois
réfléchie, honnête, professionnelle, raffinée, intelligente et, enfin, et
peut-être surtout, véritablement respectueuse de son auditoire.

Mathilde François,
Citoyenne québécoise
MathildeFrancois@sympatico.ca

(Le 19 juillet 2006)