« LE VRAI DÉBAT COMMENCE » (GÉRALD LAROSE)

«UN OBSTACLE EST LEVé»

Gérald Larose
Conseil de la souveraineté du Québec

24 novembre 2006

« Un obstacle est levé. Plus personne à l’Assemblée Nationale du Québec et à la Chambre des Communes du Canada ne conteste le caractère national du peuple québécois. Alors, nous nous concentrerons sur l’essentiel : l’avenir du Québec.» Ainsi s’est exprimé le président du Conseil de la souveraineté du Québec, M. Gérald Larose, en réagissant aux propos du chef du Bloc Québécois, M. Gilles Duceppe. «Il s’agit de voir maintenant si l’avenir du Québec réside dans la poursuite de la sous-traitance de ses avoirs, de ses pouvoirs et de sa représentation internationale à une autre nation ou s’il faut qu’il se donne un pays.» en indiquant qu’il y avait là une belle avancée.

Dès hier, Gérald Larose estimait qu’en dépit de leur volonté nette de vider les mots de leur sens, les fédéralistes mettaient la table pour le vrai débat. «Maintenant la position du Bloc québécois les y contraint. Nous devons le féliciter d’avoir provoqué semblable alignement pour la reconnaissance unanime de la nation québécoise» s’est réjoui M. Larose.

«Les rendez-vous ne manqueront pas au cours de la prochaine année où ce débat prendra toute sa consistance. Alors à l’aube de son 400e anniversaire, le Québec prendra la mesure de son véritable destin» a conclu M. Larose.


«Une autre astuce! Mais toujours la même volonté! Nier le caractère inaliénable de la nation québécoise.» Tout en reconnaissant que les changements brusques de position des acteurs fédéralistes quant à l’emploi des mots «nation québécoise» n’ont absolument rien de sincère et tout du bas opportunisme politique, le président du Conseil de la souveraineté du Québec, M. Gérald Larose, n’a pas caché sa joie de constater que ce sont les pressions du mouvement social québécois qui a fait sauter le caractère tabou de l’expression.

Bien que les fédéralistes veulent emprisonner le sens du mot nation dans la sujétion au Canada, M. Larose estime par ailleurs que le débat sera quand même plus clair. «Plus personne ne contestant chez les fédéralistes le caractère national de la société québécoise, nous pourrons concentrer le débat sur la nécessité ou pas, le goût ou pas, la volonté ou pas de sous-traiter au Canada la gestion de la moitié de nos ressources, l’exercice des trois quarts de nos pouvoirs et notre représentation internationale. Ce n’est pas ce qu’ils recherchaient, mais les fédéralistes mettent la table pour le vrai débat.».

A son avis, sur 193 pays, le Québec, avec le 16ième plus grand territoire, le 12ième au niveau des revenus personnels, la 20ième puissance économique et le 67ième territoire le plus populeux, est mieux équipé que l’immense majorité des pays existants. «Il lui reste à compléter sa démarche d’autonomie, à faire ses choix et accéder directement aux lieux où se prennent des décisions qui touchent de plus en plus son quotidien» a -t-il poursuivi.

«Voilà le vrai débat à faire. Et fini les madames Ambrose, les chaises hautes avec une suce à l’Unesco et les culs de sacs militaristes en Afghanistan» s’est exclamé le président du Conseil de la souveraineté du Québec. «Le Québec dont on rêve est plus prospère et solidaire, plus convivial et généreux , plus vert et bleu que celui qu’on a. Et on pourrait réaliser ses rêves sans être libre et indépendant ? » d’ajouter monsieur Larose, dubitatif. .

(23 novembre 2006)