RÉVÉLATIONS-CHOCS SUR JEAN-DANIEL LAFOND

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– Communiqué –

Pour diffusion immédiate

L’assaut contre Michaëlle Jean : le double-fond de
l’histoire

Le Québécois rend publiques des déclarations
pro-felquistes
de Jean-Daniel Lafond

Déjà fort de deux larcins effectués dans le camp de ses adversaires (Jean
Lapierre au Bloc et Belinda Stronach au Parti conservateur), Paul Martin croyait
pouvoir refaire le même manège, de façon à accroître ses chances de succès au
Québec où son parti se relève difficilement du scandale des commandites, en
nommant cette fois-ci Michaëlle Jean au poste de gouverneur général du Canada.
Certes, la dame est élégante, elle est belle et ne prête très certainement pas à
la controverse. Et elle est aimée des Québécois. D’où l’intérêt pour Paul Martin
de l’utiliser grossièrement au détriment du Québec sur le chemin qu’il est de
l’émancipation. Pourtant, est bien pris qui croyait prendre, car Le Québécois
a pu faire ravaler sa fanfaronnade au premier ministre du Canada. Et de très
belle façon, puisque l’équipe de ce journal est parvenue à associer la fonction
passéiste, obsolète, mais tout autant coloniale qui est celle de gouverneur
général au courant extrémiste du mouvement nationaliste, c’est-à-dire la frange
felquiste. Et ce n’est qu’un début !Le présent communiqué donnera un tour
nouveau au drame qui se joue à Ottawa, c’est l’évidence même.

Dans toute guerre d’image qui oppose des adversaires décidés à en finir, le
recours aux transfuges est toujours très efficace. Il permet d’asséner un coup
de poing à l’estomac de l’ennemi en donnant l’impression à tous que la cause
qu’il défend est moribonde puisque les rats quittent prestement le navire. C’est
une offensive de cet acabit que Paul Martin a tenté d’effectuer au détriment de
ceux qui rêvent d’un autre statut pour le Québec. En se plaçant
malencontreusement au service du colonialisme canadien, Michaëlle Jean
permettait à Paul Martin de réaliser ses fantasmes. Dans ce jeu risqué, elle
devra maintenant payer pour l’impair qu’elle a commis à l’encontre du peuple
québécois mais il faut savoir que c’est Paul Martin qui est entièrement
responsable de ce gâchis. En jouant à la politique, la «gouverneuse générale»
s’exposait à être associée au passé trouble de son mari. Il ne faut donc pas
comprendre le rôle d’un organe de presse militant pour reprocher au Québécois
d’avoir produit la nouvelle qui alimente aujourd’hui les débats sur la place
publique.

Certains nous ont injustement reproché de condamner Michaëlle Jean par
association. L’ineffable Jean Lapierre a même osé dire sans broncher que «ce
n’était pas un contrat familial cette affaire-là». Ah non !? Pourtant, la
fonction de gouverneur général en est une de couple. C’est le couple vice-royal
qui gouverne. Et le mari de la gouverneur porte d’ailleurs le titre de prince
consort et fait partie intégrante de la monarchie britannique. De plus, cette
fonction a toujours permis aux conjoints des courtisans imbus de leur propre
petite personne d’y aller de leurs commentaires tous plus insipides les uns que
les autres. John Ralston Saul, qui ne manqua pas de professer ses opinions sur
des tribunes qui lui étaient offertes parce qu’il couchait dans le même lit que
la gouverneure, en est un bon exemple.

En dénonçant Michaëlle Jean sur la base des accointances felquistes de son
mari, Le Québécois voulait aussi démontrer que loin d’être aussi
efficaces que semblent le croire bon nombre d’indépendantistes au Québec, les
services de renseignement canadiens sont dans les faits à l’image du Canada
:dysfonctionnels et amateurs. Comment expliquer autrement qu’aucune police
montée
n’ait mis en garde le balourd politique qu’est Paul Martin du danger
qu’il faisait courir aux vils monarchistes canadians en nommant une
personne qui conserve de drôles d’histoires dans ses placards. Même le
double-fond n’est pas parvenu à dissimuler la réalité. à côté du Mossad, de la
CIA ou du MI-5, force est de constater que la GRC fait office de gamins jouant à
la police avec des guns de plastique achetés au dépanneur du coin ! à cause de
Paul Martin, le Canada sera demain la risée de tous. à cause de l’incompétence
des Canadiens qui ont nommé une gouverneuse générale républicaine et
mariée à un ancien sympathisant felquiste, la monarchie britannique sera
éclaboussée. D’ailleurs, il serait cocasse de savoir ce que pense dame élisabeth
II des amitiés de celle qui la représente dans ce quelconque pays du Nord et de
son prince consort qui ne manquera pas de jouer les chiens de poche lorsque la
désignation de madame sera officialisée en septembre.

Jean-Daniel Lafond appuie clairement les felquistes

Réagissant aux coups de pied donné par Le Québécois à Paul Martin et à
la pseudo cour qui l’entoure, le petit personnage qu’est Jean Lapierre n’a rien
trouvé de mieux à dire que Jean-Daniel Lafond s’était rapproché des felquistes
tout simplement comme tout bon documentariste s’approche de ses sujets.
Pourtant, la préface écrite par Jean-Daniel Lafond pour la publication du
scénario de son film La liberté en colère contient des propos
diamétralement opposés aux déclarations du sous-fifre libéral pour le Québec. En
effet, dans ce bouquin, publié en 1994 aux éditions de l’Hexagone, M. Lafond
précise sa pensée et ses relations avec les felquistes. Il précise tout d’abord
la nature de la relation qui l’unissait à Francis Simard, felquiste qui
participa en 1970 à l’exécution de Pierre Laporte, vice-premier ministre du
Québec. à ce sujet, Lafond écrit la chose suivante : « Notre complicité fut
immédiate, comme si nous partagions depuis longtemps la raison secrète de son
exil, la blessure profonde que l’histoire avait laissée en lui et le grand
silence qui entoure ce moment de collision en soi du politique et de l’intime,
celui qui conduit un jour à décider de la mort d’un homme » (p. 17).
L’affirmation est éloquente !

Parlant des raisons de faire son film avec les felquistes, Jean-Daniel Lafond
écrit plus loin : « C’était peut-être une occasion de comprendre les causes
profondes de la grisaille politique qui recouvre le Québec depuis bientôt une
décennie, quand les politiciens de tous poils ont réduit à néant les vieux rêves
de liberté, confirmant par là le triomphe des technocrates sur les penseurs, des
comptables sur les poètes » (p. 18). Est-ce que cela pourrait être plus clair
comme prise de position?

Parlant de ses amis felquistes, le prince consort ajoute :« Et j’imaginais
qu’ils n’avaient pas baissé les bras pour rejoindre le choeur des résignés » (p.
18). Il appert aujourd’hui que l’homme et son épouse ont maintenant rejoint ce «
choeur des résignés » que Lafond dénonçait il n’y a pas si longtemps! Au grand
dam de ses anciens amis qu’il qualifiait positivement dans sa préface comme ceux
qui « représentent trente ans d’espoirs progressistes au Québec » (p. 28).

Dans la genèse de son film, M. Lafond explicite ce qui l’a amené à entretenir
autant de sympathie pour les felquistes :« Quand je remonte à la trace le
parcours de La liberté en colère, je retrouve plusieurs rencontres. La
première est déjà lointaine. C’est la lecture, en 1969, dans l’édition Parti
pris de Nègres blancs d’Amérique de Pierre Vallières. Ce livre d’un
écorché vif, à la fois autobiographie déchirante et manifeste exalté, a
contribué à ma découverte des réalités et des aspirations profondes du Québec.
Avec quelques autres, avec la poésie de Miron, de Godin, de Chamberland, avec
les romans de Ferron, pour ne citer que ceux-là, le livre de Vallières a eu un
effet magnétique important sur ma boussole d’exilé en passe de devenir un
Québécois de plus en 1974 » (p. 11-12). Le reste de la préface est à l’avenant.
Ainsi, nul doute que ce texte démontre avec éloquence les convictions
indépendantistes (passées?) de Lafond et même sa sympathie pour les militants de
FLQ, et non les moindre.

Aujourd’hui, les valets de Paul Martin voudraient nous faire croire que cet
homme-là n’aurait été ni sympathisant felquiste, ni indépendantiste? Loufoque !
Il faudra bien qu’un jour ou l’autre Jean-Daniel Lafond et Michaëlle Jean
sortent de leur cachette et répondent à nos questions ! La cible du Québécois,
Paul Martin, sera alors le dindon de la farce. Cela lui apprendra à trop jouer
avec le feu.

Pierre-Luc Bégin, éditions du Québécois

René Boulanger, écrivain et chroniqueur au Journal Le Québécois

Patrick Bourgeois, Journal Le Québécois

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(Le 12 août 2005)