MUSÉE DE LA GUERRE

Suite à l’article du Droit ci-dessous, j’ai visité brièvement le site web du
Musée de la guerre.

Pourriez-vous faire une plainte officielle au Musée de la Guerre concernant
leur français abominable? Il y a toujours bien des limites à faire rire de nous.

Les fautes que j’ai repérées sont inacceptables :

Ottawa (Ontario), le 20 juillet 2005 – Le jeudi 28 juillet 2005 B 18 h 30,
venez vous détendre au son de la musique entraînante d’une des meilleures
fanfares militaires du pays. La Musique de la Garde de cérémonie donnera
un concert gratuit dans la galerie LeBreton du Musée canadien de la
guerre
. La Musique de la Garde de cérémonie interprétera pour l’occasion des
marches militaires et des aires de « Big Band Swing » des deux
grandes guerres mondiales.
Des aires de big band swing!

(

http://www.civilisations.ca/media/show_pr_f.asp?ID=655
)

Le nombre de personnes ayant participés aux
conflits militaires passés sous la bannière canadienne diminue d’année en année


http://www.museedelaguerre.ca/cwm/support/support_f.html

Pas capable d’accorder les participes passés, au gouvernement du Canada, où
le français est une langue officielle?

Programmes éducatifs

En redonnant vie à l’histoire, le Musée offre un cadre sans pareil pour
favoriser l’apprentissage. Les élèves appréhendent l’histoire
militaire du Canada du point de vue de gens ordinaires, dans un environnement
stimulant et empirique où ils approfondissent des notions liées aux programmes
d’études.


http://www.museedelaguerre.ca/cwm/programmes_f.html

(traduction de "students will experience Canadian history")

Appréhender l’histoire du Canada?

Pourquoi pas?

Les guerres au pays, des débuts à 1885 « Champs de bataille »
Cette visite porte essentiellement sur deux guerres ayant eu cours en
sol canadien : la bataille des plaines d’Abraham et la guerre de 1812. Les
visiteurs découvriront comment les premiers conflits ont affectés
les Premiers Peuples, les Français et les Britanniques, et comment ces conflits
ont contribué à faire du Canada le pays que l’on connaît aujourd’hui.

(Il n’y a aucune excuse pour ces participes passés mal accordés. On apprend
ça en 3ième année à l’école primaire.)

La guerre sud-africaine et la Première Guerre mondiale « Pour la
Couronne et la patrie »
Cette visite guidée couvre la période de la guerre sud-africaine et de
la Première Guerre mondiale. Les visiteurs y verront, entre autres, la bataille
de la Somme, la crise de la conscr1ption, la crête de Vimy ainsi que plusieurs
oeuvres d’art et y apprendront que malgré que la contribution du Canada à
ces conflits à l’étranger a contribué grandement à son autonomie et à sa
reconnaissance internationale
, les coûts de ces conflits pour le pays
ont été élevés.

Une chance que la contribution du Canada y a contribué, sinon elle
n’aurait pas été très contributive!

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Article du Droit :

Musée de la guerre – Le français massacré

Patrice Gaudreault, Le Droit, Ottawa

à l’instar des troupes de Montcalm, la langue française se fait
littéralement massacrer dans la reconstitution de la bataille des plaines
d’Abraham, présentée sur grand écran au Musée canadien de la guerre.

Diffusée en boucle dans la première galerie de l’exposition permanente, la
présentation audiovisuelle de 7 minutes alterne tout au long de la journée entre
les versions française et anglaise.

La reconstitution historique est entrecoupée de scènes humoristiques où
Jacques, Dave et Paul – trois hommes affublés de chandails de hockey du Canadien
de Montréal, des Maple Leafs de Toronto et des Canucks de Vancouver – commentent
à leur manière un documentaire présenté à la télévision.

Les touristes francophones tombant par hasard sur la présentation anglaise
sous-titrée en français ne tardent pas à remarquer une traduction boiteuse,
truffée de fautes d’orthographe, qui semble par moments avoir été réalisée de
manière phonétique.

"C’était" devient ainsi "s’tes", tandis que "je le sais" s’écrit désormais
"je le cé". Le sous-titrage en français multiplie les "tu voué", "nous aute" et
"ben oué", forçant les spectateurs à s’y prendre à deux fois pour bien saisir le
propos.

"On avait justement besoin ded d’ça", lance l’un des trois comparses. "Ben
là, s’tévident", renchérit son collègue. "Je ne peux pas dire que j’ai entendu
parlé de z’autre", déclare le troisième.

Parfait lors des narrations, le sous-titrage devient exécrable dès que l’un
des trois personnages ouvre la bouche. "ça s’pas fort", peut-on lire au bas de
l’écran, une citation qui résume en trois mots la qualité de la traduction.

Du côté du Musée canadien de la guerre, on reconnaît que les sous-titres
francophones "ne sont pas à la hauteur" des standards de l’institution fédérale.
Le problème aurait d’ailleurs été identifié au cours du week-end d’ouverture, au
début mai, à la suite de plaintes formulées par des visiteurs. Deux mois et demi
plus tard, par contre, la version erronée est toujours diffusée en boucle.

La porte-parole du Musée, Christina Selin, assure que la situation sera
rectifiée dès aujourd’hui. "Les sous-titres ont déjà été refaits complètement,
dit-elle. On attendait simplement de faire installer la nouvelle bande. Ce sera
fait demain (aujourd’hui), de façon à ce que tout soit rentré dans l’ordre pour
les projections de samedi matin."

Le document audiovisuel traitant de la bataille des plaines d’Abraham n’est
pas le seul à avoir été la source de plaintes du public, qui digère généralement
mal les fautes d’orthographe, tant en français qu’en anglais.

"Tout est en train d’être corrigé en ce moment, explique Mme Selin. C’est un
long processus. On essaie d’agir le plus rapidement possible."

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Adresses utiles:

Musée canadien des civilisations :
web@civilisations.ca

Musée canadien de la guerre :
info@museedelaguerre.ca

Christina Selin
Relationniste principale auprès des médias
Musée canadien de la guerre
Téléphone : (819) 776-8607
Courriel :
christina.selin@museedelaguerre.ca

Pierre Leduc
Agent des communications
Musée canadien de la guerre
(819) 776-8608
Courriel :
pierre.leduc@museedelaguerre.ca

(Le 29 juillet 2005)