LES DÉFIS DU FRANÇAIS AU QUÉBEC EN 2005

Voici quelques défis que le Québec aura à affronter pour renforcer la langue
française durant l’année 2005 :

1- Intégrité du territoire

Le projet de partition du Québec avec les Indiens («Approche
commune»
) doit être soumis par référendum à l’ensemble de la population
québécoise avant d’être finalisé. Il est pour le moins contradictoire d’affirmer
que le français doit être la langue commune du Québec tout en renforçant le
contrôle d’Ottawa sur d’immenses parties du territoire québécois, en y excluant
la Charte québécoise de la langue française.

2- Travail

Le français doit être la langue de travail au Québec. Il faut que l’exigence
de l’anglais soit l’exception et non la règle. L’état a l’obligation de donner
l’exemple et d’être proactif.

3- éducation

L’introduction de l’anglais obligatoire dès la première année du primaire et
la multiplication des classes d’anglais intensif au primaire ne sont pas de
nature à renforcer la langue française à l’école. Avant de poursuivre ces
«expériences» sur le dos du français, une commission nationale d’enquête
crédible sur l’enseignement des langues au Québec serait souhaitable. Le
Gouvernement doit adopter des mesures efficaces pour renforcer le français en
éducation, notamment en exigeant que les collégiens immigrants fréquentent des
institutions francophones.

4- Santé

Il est plus que temps d’abolir les postes interdits aux
francophones
dans la santé. Les médecins formés à McGill devraient
s’établir au Québec et devraient connaître le français. Dans le cas contraire,
il faut exiger le remboursement à 100 % du coût de leurs études (quelque 150 000
$/année/étudiant). Il serait aussi normal que les

subventions aux universités
se fassent au prorata de la population
francophone et de la population anglophone.

5- Intégration des immigrants

Compte tenu de l’importance grandissante de l’immigration dans l’évolution
démographique du Québec, particulièrement à Montréal, l’état québécois doit
s’assurer que l’équilibre démographique anglais-français ne soit pas rompu. Le
gouvernement du Québec doit prendre les mesures qui s’imposent pour que le
français soit la langue de travail et de l’éducation des immigrants.

6- La publicité

L’affichage interne et externe devrait se faire en français partout. «Chaque
affiche bilingue envoie le message qu’on peut se passer du français», disait
René Lévesque.

7- Ottawa

Québec doit demander à Ottawa de cesser de subventionner les groupes voués à
la démolition de la Charte de la langue française, groupes comme Alliance
Quebec
.

8- Le Pontiac

Québec doit arrêter l’érosion du français dans cette région et s’assurer que
la Charte de la langue française y soit appliquée.

9- Relations avec les minorités francophones hors Québec

Le gouvernement québécois devrait multiplier les échanges avec les Acadiens,
les Franco-Ontariens et les autres minorités francophones au Canada. Il devrait
faciliter leur établissement au Québec.

10- International

L’ONU doit enchâsser la diversité culturelle parmi ses principes de base. Il
est important que la francophonie se développe et soit encouragée. Le Québec a
récemment joué un rôle majeur dans ces deux secteurs; espérons qu’il continuera.

11- Rôle exemplaire de l’état

Il est essentiel que l’état et ses organismes affiliés (en éducation, en
santé, Hydro-Québec, etc.) donnent l’exemple en exigeant un français de qualité
de leurs personnels et dans toutes leurs activités.

Jacques Poisson , www.mef.qc.ca

Le jeudi 30 décembre 2004


proactif adj.

Définition :

Se dit d’une démarche anticipant les événements et les mesures à prendre pour

faire face aux problèmes de manière positive, par opposition à une démarche dans

laquelle on ne fait que réagir aux situations qui se présentent.

Source : Grand
dictionnaire terminologique