LES 25 RAPPELÉS À L’ORDRE

La Commission européenne rappelle les 25 à l’ordre sur l’apprentissage des
langues

AP | 23.11.05 | 02:11

BRUXELLES (AP) — Le commissaire européen à l’Education Jan Figel a rappelé à
l’ordre les 25 Etats-membres de l’Union européenne (UE) mardi sur la question de
l’apprentissage des langues, regrettant que les objectifs en la matière soient
loin d’être atteints.

"Je recommande fortement à tous les Etats-membres de prendre leurs
responsabilités dans la promotion de l’apprentissage des langues", a déclaré Jan
Figel.

Selon lui, l’incapacité des Européens à maîtriser deux langues étrangères
-objectif fixé par Bruxelles- a un impact négatif sur les prévisions de
croissance de l’UE, au sein de laquelle 20 langues sont parlées. "L’enjeu est
grand", a estimé Jan Figel, soulignant que la maîtrise de plusieurs langues
était également un facteur de création  d’emplois en Europe.

"Aujourd’hui, la moitié des enfants apprennent une langue étrangère à
l’école. La situation s’améliore mais on reste loi des objectifs, notamment dans
certains pays", a-t-il précisé.

La moitié des citoyens de l’UE parlent une langue étrangère, selon un sondage
européen diffusé le mois dernier. Cette étude place le Luxembourg en tête du
classement: 99% des personnes interrogées dans ce pays affirment pouvoir tenir
une conversation dans une langue étrangère.

La Hongrie arrive en dernière position, avec seulement 29% de personnes
déclarant maîtriser une langue étrangère, juste derrière la Grande-Bretagne
(30%).

La Commission européenne a indiqué mardi qu’elle allait elle-même faire un
effort en traduisant dans toutes les langues de l’UE ses travaux. Elle a
également affirmé qu’elle accepterait dorénavant le catalan et l’Irlandais.

Elle a enfin annoncé la création d’un groupe d’experts chargés notamment de
mieux former les professeurs de langues et de faciliter les échanges de
techniques d’apprentissage entre Etats-membres. AP

(Article extrait du groupe de discussion

linguarum-democratia@yahoogroupes.fr
le 25 novembre 2005)

Les réactions ne se font pas attendre :

Il faut demander à Jan Figel, Commissaire pour le multilinguisme, pourquoi
il tolère donc le tout-anglais au sein de la Commission dont il est membre
chargé du multilinguisme. Par ailleurs, le Commissaire Figel se garde bien de
dire quelles sont les langues que sa politique préconise. Viviane Reding, plus
innocente, à son époque l’avait dit : l’anglais + une autre langue, celle du
voisin. Extrêmement malin parce que, de cette manière, on coupait d’office les
jambes à toute autre langue qui aurait pu prétendre à rivaliser avec l’anglais.
La vérité est que, depuis le passage de Neil Kinnock à la tête des services
linguistiques, la Commission et notamment les Commissaires chargés de la
politique linguistique, sont complètement sous l’influence du British Council et
du cynisme de sa politique de domination.

Anna Maria Campogrande