LE FRANÇAIS, LANGUE DE TRAVAIL

Le français, langue normale et habituelle du travail

Notes pour une allocution de Jean-Paul Perreault, président
d’Impératif français,

à la rencontre annuelle des membres des comités de
francisation organisée par la FTQ

Seule la version lue fait foi.

Le 22 avril 2005

Impératif français

Je tiens en tout premier lieu à vous remercier de m’accueillir dans le cadre
de cette journée. Pour moi, cette invitation est une reconnaissance du travail
accompli par Impératif français depuis plus d’un quart de siècle pour la langue
et la culture françaises. Vous m’excuserez donc de commencer par une
brève présentation de l’organisme que je préside depuis une quinzaine d’années.

Fondé en Outaouais il y a 30 ans, Impératif français est un organisme voué à
la défense et à la promotion de la langue et de la culture d’expression
française. Connu au sein de la Francophonie, au Québec et au Canada, l’organisme
regroupe les amis de la langue et de la culture d’expression française désireux
d’en favoriser l’épanouissement. Impératif français organise plusieurs activités
ou y participe activement : la Francofête, la Journée mondiale de la
Francophonie, la Journée nationale des patriotes, la fête nationale du Québec,
les déjeuners-causeries d’Impératif français, la Semaine de lutte contre le
racisme, la Semaine du rapprochement interculturel, la remise du Prix
d’excellence Lyse-Daniels et des Prix Citron et Coco, la Journée mondiale du
livre et du droit d’auteur, etc.

Au cours des ans, par ses interventions dans les dossiers touchant la langue
et la culture, autant sur les plans local, régional, national et international,
autant sur la scène québécoise que canadienne, Impératif français est devenu un
intervenant majeur dans le dossier linguistique. Son site Web est une référence
et un lieu de rencontre reconnu de la francophonie.

Bref, Impératif français travaille « à faire du français la langue de l’état
et de la Loi aussi bien que la langue normale et habituelle du travail, de
l’enseignement, des communications, du commerce et des affaires » pour reprendre
les mots mêmes de la Charte de la langue française.

Le français, langue normale et habituelle de travail

L’opinion selon laquelle les langues vivent en harmonie est une image…
d’épinal, qui n’a rien à voir avec la réalité. Comme le souligne Jean A.
Laponce, de la British Columbia University, « [e]ntre langues, l’état normal,
c’est la guerre ». Le Québec, enclave francophone au sein d’une Amérique
anglophone, le vit quotidiennement. Depuis des décennies, les Québécoises et les
Québécois y mènent en effet un combat pour la langue française, pour son
identité, pour le respect et le rayonnement de sa différence. Ce combat, vous en
êtes, chacun et chacune d’entre vous, le fer de lance dans votre entreprise
respective. Votre travail au sein des comités de francisation est – et je tiens
à le souligner avec force – non seulement remarquable, mais également essentiel
à la promotion du français au travail. Il vous demande courage, doigté et
fierté, car trop souvent on le dénigre. Pourtant, ce combat, notre combat,
est juste et nécessaire
.

Ce combat, notre combat, il est nécessaire. Dans le contexte
nord-américain, ne pas prendre tous les moyens pour vivre en français, c’est
favoriser l’hégémonie de la langue anglaise. Bien sûr, aucune mesure
particulière ne permet de faire du français, ipso facto, la langue normale et
habituelle du travail. Pour y arriver, il faut multiplier les mesures d’une
part, impliquer et responsabiliser le plus grand nombre d’organismes et
d’individus possible d’autre part. La participation de tous, gouvernements,
syndicats, patrons, organisations professionnelles, est en effet le seul garant
de la réussite. Pour assurer la pérennité du français au Québec, tous doivent
agir. Sans cette cohésion de l’ensemble du corps social, le français ne pourra
être la langue d’usage public et la langue de travail sur le territoire du
Québec.

Ce combat, notre combat, il est également juste. Lorsqu’il est
question d’assurer la prééminence du français au Québec, trop souvent, on tente
de donner mauvaise conscience à la population québécoise. J’aimerais rappeler à
ce propos que des dizaines d’états américains ont dans leur constitution des
clauses faisant de l’anglais la langue officielle et la langue unique de la
justice et de l’enseignement. Quant à la langue de travail, si les états-uniens
ne légifèrent pas, c’est tout simplement parce que le problème ne se pose pas.
Le jour où l’espagnol deviendra la langue de travail dans certains états, les
états-uniens réagiront. Les Québécoises et les Québécois doivent délaisser cette
espèce de chape de mauvaise conscience qui les assaille lorsqu’il s’agit de
défendre leur langue et leur culture.

Dans cette lutte que les langues se livrent, la langue de travail est un
enjeu majeur. Plus encore, la survie de la langue française au Québec n’est
possible que si le monde du travail lui garantit la plus grande place. Pour
paraphraser le linguiste Louis-Jean Calvet, les « langues sont au pouvoir
[économique] ou ne sont pas des langues ». C’est pourquoi il est important de ne
pas minimiser ou banaliser les données que les enquêtes ou les recensements
fournissent sur la langue de travail. Qui plus est, à cause du contexte
nord-américain et des forces économiques de la mondialisation qui exercent de
fortes pressions sur les milieux de travail au Québec, la nécessité commande que
l’on travaille sans relâche à leur francisation.

Certaines entreprises qui s’installent ici refusent de se plier à la langue
de leurs travailleurs, du marché et de la clientèle. à leurs yeux, dans le
contexte nord-américain, le Québec fait partie du marché anglophone. à cause de
l’espèce de chantage à l’emploi qui s’exerce autant sur l’employé que sur le
gouvernement, ces entreprises ont beau jeu d’imposer leur langue. Il ne faut pas
se le cacher, la réglementation en matière de francisation des entreprises peut
toujours entraîner des représailles du type « Sun Life » qui ont accompagné la
promulgation de la loi 101 en 1977. Mais d’un autre côté, l’amélioration de la
situation de la langue française passe par la francisation des entreprises. S’il
y a plus de 25 ans, le Québec n’avait pas redressé la barre, où en serions-nous
aujourd’hui? Si la société québécoise ne fait rien, laisse aller, de plus en
plus d’entreprises emprunteront la voie de la facilité et fonctionneront en
anglais, du concierge au président, en passant par les communications internes
et externes, sans oublier les manuels et les logiciels.

La situation

Avant la loi 22, aucun gouvernement n’avait touché à la langue de travail,
même si beaucoup de travailleurs québécois devaient se dépouiller de leur langue
dès qu’ils passaient le seuil de l’usine ou du bureau. Avec la loi 101, le droit
de travailler en français est partiellement garanti et des mesures sont mises de
l’avant pour franciser le monde du travail. Si les lois 22 et 101 se sont
attaquées à sa francisation, c’est à cause de l’impact de la langue de travail
sur l’attrait qu’exerce une langue. Comment convaincre les immigrants que cela
se passe en français au Québec, s’ils doivent travailler en anglais? à ce
propos, qu’il n’y ait que 43 %1
des allophones qui travaillent régulièrement en français est préoccupant,
d’autant que cela signifie que les transferts linguistiques des allophones vers
le français en souffrent. Au recensement de 2001, les allophones francisés, 124
173 personnes, ne représentent que 46 % de l’ensemble des allophones assimilés.
La langue anglaise, elle, assimile 147 695 allophones, soit 54 %. En fonction du
poids relatif des deux communautés, même en prenant les pourcentages de la
région métropolitaine de Montréal où se retrouvent la plupart des allophones, la
situation est inacceptable : 68,1 %, la population de langue maternelle
française à Montréal, attire 46 % des allophones, tandis que 12,8 %, la
population de langue maternelle anglaise à Montréal, réussit à coopter 54 % de
la population allophone.

évaluer, c’est se comparer. Pour mieux comprendre la situation du français au
travail, il faut comparer le Québec à l’Ontario. L’écart entre les deux permet
d’évaluer le chemin qu’il reste à parcourir en faveur de la francisation des
milieux de travail au Québec. Selon le recensement de 2001, la langue la plus
souvent utilisée au travail pour les francophones du Québec est le français dans
une proportion de 92 %, 88 % pour la région de Montréal, alors que pour les
anglophones ontariens, c’est l’anglais dans une proportion de 99 %; le 1 %
manquant s’explique par la région d’Ottawa où un certain nombre d’anglophones
travaillent en français dans la fonction publique fédérale. L’écart est de sept
points de pourcentage (92 contre 99) entre le Québec et l’Ontario.

Si le français est la langue d’usage public, il doit être la langue de
travail des allophones et des anglophones québécois comme l’anglais l’est pour
les allophones et les francophones en Ontario. Mais le portrait est légèrement
différent. Les anglophones du Québec ont le français comme langue la plus
souvent utilisée dans une proportion de seulement 23 % au Québec, 20 %
pour Montréal. à l’inverse, les francophones ontariens ont l’anglais dans une
proportion de 66 %. La différence de 43 points de pourcentage (23 contre 66)
illustre l’ampleur du travail à faire pour franciser le monde du travail. Quant
aux allophones québécois, ils ont le français comme langue la plus utilisée au
travail dans une proportion de seulement 43 %, c’est le même pourcentage
pour Montréal. En Ontario, l’anglais est la langue la plus utilisée au travail
pour 93 % des allophones. Ici encore, la différence est importante : 50 points
d’écart entre la situation québécoise et l’ontarienne. Comme on le voit, malgré
les mesures mises de l’avant depuis 1977, la situation reste préoccupante. La
société québécoise devrait se donner comme objectif de faire disparaître
l’écart
entre le Québec et l’Ontario dans les vingt prochaines années.

Le gouvernement fédéral

L’impact du gouvernement fédéral sur la langue de travail, tout
particulièrement dans les régions de Montréal et de l’Outaouais, n’est pas
négligeable, loin de là. Le Conseil du trésor fait de Montréal2
une région bilingue. Conséquemment, au Québec, 58 % (2002-2003) des postes de la
fonction publique fédérale (excluant ceux de la région de Gatineau) sont
désignés bilingues, soit 11 805 sur 20 323. Cette exigence n’a pas son
équivalent dans les provinces à majorité anglaise. Par exemple, en Ontario, où
réside la plus importante minorité francophone, en nombre, les postes bilingues
représentent 10 %. En fonction de leur poids relatif, les 591 365 anglophones du
Québec, 8,3 % de la population québécoise, ont droit en postes bilingues à sept
fois leur poids relatif (58/8,3). Les 509 265 francophones de l’Ontario, qui
représentent 4,5 %, n’ont en postes bilingues que 2,2 fois leur poids relatif.
Même la Commissaire aux langues officielles, madame Dyane Adam, reconnaît « la
surabondance de postes bilingues (au Québec), et tout particulièrement à
Montréal ». Les fonctionnaires fédéraux de la région bilingue de Montréal
écrivent, lisent, écoutent et parlent en anglais respectivement 48, 40, 27 et 33
% de leur temps s’ils sont anglophones, et 19, 27, 25, 24 % de leur temps s’ils
sont francophones. Lorsqu’ils communiquent avec des fonctionnaires de la RCN,
ils doivent le faire la moitié du temps (48 %) en anglais3.

Quant à la région de l’Outaouais, même si la Loi sur les langues officielles
reconnaît, depuis 1969, aux fonctionnaires fédéraux francophones de la région de
la capitale « fédérale » le droit de travailler en français, la plupart doivent
travailler en anglais. Il en ressort que le français est sous-utilisé dans
pratiquement tous les aspects de la vie professionnelle : dans l’ensemble,
seulement 44 p. 100 des répondants d’expression française ont déclaré pouvoir
travailler en français la plupart du temps
. Pour 76 % des fonctionnaires de
langue française, l’anglais sert exclusivement ou la plupart du temps lors
des réunions internes
; seulement 11 % des fonctionnaires francophones
peuvent rédiger tout le temps ou la plupart du temps en français4.
Il est illusoire de croire que la fonction publique peut travailler de façon
bilingue. Dans le monde de l’emploi, le bilinguisme veut dire travailler en
anglais. C’est ce que confirment les études5.
Il faudrait privilégier la vision d’André Laurendeau qui, dans le Rapport de
la Commission sur le bilinguisme et le biculturalisme
, préconisait des
entités unilingues à la fonction publique fédérale, sachant très bien que tout
bilinguisme entraînerait l’obligation pour les francophones de travailler en
anglais.

Le gouvernement québécois

Le gouvernement québécois a lui aussi ses torts en ce qui a trait à la
francisation du monde du travail. La minorité anglaise, forte des plus de 300
millions d’anglophones de l’Amérique du Nord, entraîne par sa simple présence
une bilinguisation des services et par conséquent du monde du travail. Le
gouvernement du Québec n’échappe pas à cette pression extérieure. Il a nommé un
responsable des services de santé et des services sociaux en anglais dans
chacune des régions du Québec. Il est évident qu’une telle politique entraîne
une anglicisation (bilinguisation) des postes. Ironiquement, il n’y a personne
pour s’assurer que les francophones reçoivent des services en français dans les
institutions qui desservent la communauté anglaise. Un autre exemple tout aussi
éclairant. L’article 2 de la Loi de police du Québec stipule qu’une « personne
doit, pour devenir agent ou cadet de la Sûreté ou d’un corps policier municipal
[…] parler, lire et écrire le français ou l’anglais et posséder une connaissance
d’usage de l’autre langue ». En somme, un Québécois qui ne possède pas une
connaissance d’usage de l’anglais ne peut devenir policier, mais il le peut s’il
n’a qu’une connaissance d’usage du français!

Le gouvernement du Québec devrait aussi mettre tout son poids économique dans
la francisation des milieux de travail. Sur les plans international et
nord-américain, la force économique de l’anglais la rend hégémonique. Si le
Québec n’emploie pas ce levier, il ne peut même pas faire contrepoids. Le
gouvernement doit étendre la politique d’achat de l’Administration, qui oblige
de ne transiger qu’avec des entreprises certifiées sur le plan linguistique, aux
sociétés d’état, aux institutions scolaires, de santé et de services sociaux,
aux cégeps, aux universités, aux centres de la petite enfance, aux municipalités
et à leurs différentes sociétés. Pour faciliter l’application d’une telle
mesure, il suffirait d’ajouter un code au numéro de TVQ.

La formation en français

En amont du milieu de travail se trouve la formation du travailleur. Comment
croire que former des gens en anglais incite à travailler en français? Comment
croire qu’un technicien qui a reçu sa formation en anglais préfère travailler en
français? à ce titre, il faut s’interroger sur la pertinence de permettre le
libre choix de la fréquentation des cégeps anglophones.

Parce qu’il fait partie des études postsecondaires, donc qu’il n’est pas
obligatoire au même titre que le préscolaire, le primaire et le secondaire, le
collégial n’est pas assujetti à la Charte de la langue française.
L’absence de limitation à l’admissibilité aux collèges anglophones a des
conséquences néfastes sur la formation des futurs travailleurs. En fait, le
Québec prépare de plus en plus de travailleurs à travailler en anglais. De 1987
à 2003, le pourcentage des allophones de l’école française choisissant le cégep
anglais est passé de 17,7 % à 42 %, une augmentation de 137 %. Les allophones
qui fréquentent l’école anglaise choisissent, eux, le cégep anglais dans une
proportion de 94,2 % en 1987 et 99,5 % en 2003. Rien d’étonnant à ce qu’il n’y a
que 43 %6 des
allophones qui travaillent régulièrement en français. En plus, une partie
importante de la population étudiante fréquentant les cégeps anglophones est
francophone : par exemple, en 1999, le réseau collégial anglophone desservait
22,3 % de francophones, 50,4 % d’anglophones et 27,2 % d’allophones sur un total
de 30 454 étudiants.

Vingt-deux pour cent de la population étudiante des cégeps anglophones sont
francophones. Non seulement le collégial anglais va-t-il chercher énormément
chez les allophones, mais en plus, un nombre important d’étudiants francophones
le fréquente. Il n’est pas normal que les institutions collégiales anglaises
appelées à desservir une population de langue maternelle anglaise, soit 8,3 % de
la population québécoise, représentent 17 % de l’ensemble du réseau collégial.
Le Québec travaille à sa propre anglicisation. Où est la logique? Le Québec
forme des travailleurs anglophones et, dans le même souffle, veut faire du
français la langue du travail!

Selon la même logique bancale, certaines institutions d’enseignement
postsecondaire offrent une formation bilingue ou en anglais. Le Cégep de
l’Outaouais envisage ainsi d’offrir des DEC bilingues. Le système universitaire
francophone aussi travaille parfois à former des travailleurs anglophones.
L’Université du Québec en Outaouais (UQO), qu’il faudra peut-être renommer
bientôt l’Université du Québec en Ontario, offre des programmes d’études en
langue anglaise7.
Soixante pour cent des étudiants inscrits aux trois programmes offerts en
anglais à l’UQO ne sont pas anglophones. Dans un programme de ces programmes, le
DESS exécutif CMA, la totalité des étudiants est francophone. Dans une
université de langue française, des professeurs francophones sont tenus
d’enseigner en anglais. L’Université envisage même de bonifier cette offre de
formation en anglais et prévoit angliciser (bilinguiser) ses services pour
satisfaire cette nouvelle clientèle pas toujours anglophone, loin de là. Où est
la logique? Le système scolaire francophone est là pour former les francophones
dans leur langue et non pas pour former les anglophones et les francophones en
anglais. Il y a ici un détournement de mission inacceptable.

Faire du français la langue normale et habituelle du travail passe par la
formation en français des futurs travailleurs : il faut appliquer à l’ordre
collégial des règles d’admissibilité au système scolaire anglophone et interdire
aux universités francophones d’offrir un enseignement en anglais.

Un appui de la population québécoise

Si en amont du milieu de travail, il y a la formation du travailleur, en
aval, il y a la conscience linguistique, si vous me permettez
l’expression, de celui qui achète le produit ou utilise le service. Son rôle
n’est pas négligeable dans la francisation des milieux de travail.

Toute mesure qui accentuerait la pression francisante du consommateur sur le
monde du travail aiderait à faciliter sa francisation. Par exemple, les ordres
professionnels devraient être tenus de recevoir les plaintes à caractère
linguistique et d’appliquer la réglementation en ce qui a trait au droit de tout
consommateur de recevoir un service en français. Toute mesure qui touche
l’ensemble des citoyens comme la publication dans le Protégez-vous de
décembre 2001 d’un article faisant la promotion des fabricants d’ordinateurs
portables « linguistiquement » conformes, ou la campagne d’information intitulée
J’achète en français au cours de l’exercice 2001-2002 confortent la
population dans son droit de vivre en français.

La francisation des milieux de travail ne peut se faire sans un appui très
majoritaire de la population québécoise. De telles mesures s’avèrent doublement
rentables, elles francisent et confirment la légitimité du droit de vivre et de
travailler en français.

Bref, franciser les milieux de travail ne se fera, je le rappelle, qu’avec le
concours de l’état, des patrons, des syndicats, des organisations
professionnelles, des travailleurs et des consommateurs. En ce sens, votre
travail est essentiel. Sans vous, trop souvent personne ne se lèverait pour
affirmer haut et fort : « Au Québec, c’est en français que ça se passe! »

Pour votre travail, pour votre engagement, pour votre persévérance, pour
votre fierté, Impératif français vous dit merci.

Source :
Impératif français
Recherche et communications
C. P. 449, succ. Aylmer
Gatineau (Québec) J9H 5E7
Tél. : (819) 684-8460
Téléc. : (819) 684-5902

Imperatif@imperatif-francais.org

www.imperatif-francais.org


  1. SERRE, Pierre. « Portrait d’une langue seconde : le
    français comme langue de travail au Québec au recensement de 2001 », Action
    nationale
    , septembre 2003, p. 111-144. Les autres données concernant la
    langue de travail sont tirées du même article.
  2. Lettre de Dyane Adam à Jean-Paul Perreault, octobre 2001.
  3. Commissariat aux langues officielles. D’une vision à la
    réalité. Favoriser une cohabitation harmonieuse des deux langues officielles
    au travail
    , 2005.
  4. Commissariat aux langues officielles. Langue de travail
    dans la région de la capitale nationale
    , mai 1995, 100 p.
  5. BOUCHARD, Pierre. « La langue du travail : une situation
    qui progresse, mais toujours teintée d’une certaine précarité », Revue
    d’aménagement linguistique
    , automne 2002, p. 85-104.
  6. SERRE, Pierre. « Portrait d’une langue seconde : le
    français comme langue de travail au Québec au recensement de 2001 », Action
    nationale
    , septembre 2003, p. 111-144.
  7. Université du Québec à Montréal a ou avait des projets
    semblables.