L’ANGLAIS CONSERVE UN POUVOIR D’ATTRACTION ÉLEVÉE

C’est ce qui se dégage du premier fascicule d’indicateurs linguistiques
produit par l’Office québécois de la langue française (OQLF) dans le cadre de
son mandat d’assurer le suivi de la situation du français au Québec.

Ce fascicule, premier d’une série de la collection «Suivi de la situation
linguistique», présente les caractéristiques linguistiques du Québec, de la
région métropolitaine de Montréal et de l’île de Montréal et ce, à partir d’une
analyse des données linguistiques des derniers recensements de 1991,
1996 et 2001.

Les constats qui ont été faits pour la période de 1991 à 2001 décrivent la
vitalité des langues en contact sur le territoire québécois et des éléments de
la situation linguistique qui méritent attention. On doit principalement retenir
:

  • en 2001, le français était parlé à la maison, seul ou avec une autre
    langue, par près de neuf Québécois sur dix;
     
  • la force d’attraction du français comme langue le plus souvent parlée au
    foyer relativement à celle de l’anglais est passée de 35,8 % en 1991 à 45,7 %
    en 2001;
     
  • en 2001, le pouvoir d’attraction de l’anglais, langue le plus souvent
    parlée au foyer est demeuré élevé auprès des personnes de langue maternelle
    tierce : 54,3 % par rapport à 45,7 %;
     
  • en 2001, les deux tiers des personnes de langue maternelle anglaise et
    presque les trois quarts des personnes de langue maternelle autre que
    française et anglaise affirmaient connaître le français;
     
  • le bilinguisme français-anglais a continué à augmenter passant chez les
    francophones de langue maternelle de 31,5 % en 1991 à 37 % en 2001, chez les
    anglophones de 59,4 % à 67,2 % et chez les personnes de langue tierce de 46,6
    % à 50,5 %;
     
  • la situation de Montréal, compte tenu de la concentration de la population
    de langue maternelle anglaise et de celle de langue tierce, est particulière :
    dans la région métropolitaine, l’anglais y est utilisé dans les foyers par
    plus d’une personne sur quatre et par plus d’une personne sur trois dans l’île
    de Montréal;
     
  • une réalité commence à poindre au Québec, le nombre de personnes
    trilingues français-anglais-espagnol augmente de 30 % à chacun des
    recensements.

«Ces données sont encourageantes et permettent de croire que la politique
linguistique québécoise porte ses fruits» a déclaré la ministre de la Culture et
des Communications et ministre responsable de la région de Montréal, madame Line
Beauchamp.

Tous les détails de l’étude se trouvent dans le document intitulé «Les
caractéristiques linguistiques de la population du Québec : profil et tendances
1991-2001». La version électronique du document est accessible dans le site Web
de l’OQLF
www.oqlf.gouv.qc.ca
et une version imprimée sera disponible dans les jours
qui suivent.

(QUéBEC, le 19 mai /CNW Telbec/)