LA FLANDRE S’OUVRE À LA FRANCOPHONIE

"L’arrivée de toute une série de chaînes de télévision en français sur le
câble et via l’adsl, de même que la Quinzaine Française d’Anvers, qui aura lieu
du 8 au 23 octobre, marqueront à coup sûr la rentrée culturelle en Flandre. Mais
tout ceci ne doit pas nous faire oublier le sort des francophones qui vivent au
nord de la Belgique"
, peut-on lire dans le dernier numéro des "Nouvelles de
Flandre", organe de l’Association pour la Promotion de la Francophonie en
Flandre (APFF).

L’APFF ne manque pas d’ajouter: "Si ces différentes manifestations nous
réjouissent incontestablement, nous ne pouvons tout de même pas en oublier que
d’autres continuent de témoigner d’une hargne quasi pathologique à l’encontre
des francophones.

Les politiciens flamands qui ont échoué dans leur tentative d’imposer la
scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde n’ont pas désarmé pour
autant. Pour eux, le dossier n’est pas clos. Ils en ont fait leur cheval de
bataille et veulent renforcer coûte que coûte le caractère flamand de Bruxelles
et de sa périphérie.

En dénonçant la situation de la langue et de la culture françaises en
Flandre et en attirant l’attention sur l’existence d’une minorité francophone
dans toute la Flandre, et pas seulement dans la périphérie de Bruxelles, l’APFF
a touché une corde sensible. La Flandre ne veut plus donner l’image d’une région
repliée sur elle-même.

Même si la Flandre continue à s’en prendre aux francophones, une ouverture
était nécessaire. La Flandre a préféré s’adresser à d’autres pays et régions
francophones plutôt qu’à la Communauté française de Belgique.

Avouons qu’il est un peu frustrant de constater que ce que la Flandre
refuse à la Communauté française ne pose aucun problème lorsqu’il s’agit de la
France. Lorsque la France soutient une association culturelle en Flandre, il est
question de "coopération". Lorsque la Communauté française souhaite faire de
même, cela devient de l’"ingérence". La Flandre n’a-t-elle pas été jusqu’à
saisir la Cour d’arbitrage pour obtenir qu’il soit interdit à la Communauté
française de continuer à subventionner les associations culturelles francophones
actives en Flandre!

Mais ne boudons pas notre plaisir. L’ouverture que nous observons
aujourd’hui n’est qu’un début. Si nous continuons à dénoncer les difficultés
rencontrées par les 300.000 francophones qui vivent en Flandre, la Flandre sera
bien obligée de reconnaître l’existence d’une minorité francophone sur son
territoire. Elle finira par ratifier la Convention cadre sur la protection des
minorités nationales et signera aussi un accord de coopération culturelle avec
la Communauté française. C’est un défi que l’APFF est prête à relever si on lui
en donne les moyens."

Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF asbl)
Secrétariat: Spreeuwenlaan 12, B-8420 De Haan, Belgique.
Téléphone: +32(0)59.23.77.01
Télécopie: +32(0)59.23.77.02
Courriel: apff@dmnet.be
Site: http://www.dmnet.be/ndf

(De Haan (Belgique), le 21 septembre 2005)