KYOTO POUR ANGLICISER LE QUÉBEC

L’honorable R. John Efford
Ministre des Ressources naturelles du Canada
john.efford@nrcan-rncan.gc.ca

Monsieur le Ministre,

Le gouvernement du Canada, par sa Loi sur les langues officielles adoptée il
y a 26 ans, devait prouver aux francophones du pays et au reste du monde, qu’il
« avait les moyens » de servir toutes les Canadiennes et tous les Canadiens en
français. Après plus d’un quart de siècle, où est le progrès dans les
institutions fédérales à ce chapitre? Le fait suivant est une autre preuve que
des problèmes perdurent.

Certains citoyens de l’Outaouais me rapportent depuis quelque temps que
l’administration du service énerGuide pour les maisons, offert aux propriétaires
de maison en quête d’une subvention et de conseils sur la réduction de la
consommation d’énergie, démontre une fois de plus l’incapacité du gouvernement
canadien d’offrir des services en français… même en sol québécois.

En parcourant votre site

www.energuidepourlesmaisons.gc.ca
et en y faisant une recherche de
conseillers en efficacité énergétique par code postal (

http://oee.rncan.gc.ca/residentiel/personnel/renovation/service/contacter-conseiller.cfm

), on y retrouve le nom de deux firmes autorisées à desservir Gatineau et
Chelsea. On y constate aussi que le site Web d’une firme ontarienne autorisée à
faire affaire avec les propriétaires en Outaouais québécois, Property Inspection
Network (
http://www.propertyinspection.ca/
), n’affiche qu’en anglais. L’autre
organisme de service, celui-là situé à Charlesbourg (banlieue de Québec) affiche
pourtant aussi bien en anglais qu’en français.

Selon les citoyens qui ont porté plainte, il est possible que Property
Inspection Network soit capable de répondre en français par téléphone.
Cependant, personne n’ose demander à ladite compagnie de venir diagnostiquer sa
maison. Certains croient même que ce programme n’en vaut pas la peine. Ce qui
est certain, c’est que le fait de tolérer des sites unilingues anglais pour
desservir les citoyens du Québec témoigne d’un souverain et perpétuel mépris
manifesté par le gouvernement du Canada à l’endroit des francophones du pays. Il
y a des limites à se faire traiter, comme votre ministère le fait, en citoyens
de deuxième classe. Et on se sert de l’argument de l’entente de Kyoto et de
l’environnement pour mieux imposer le bilinguisme, sinon l’unilinguisme anglais
au Québec !

Monsieur le Ministre, vous avez beaucoup à faire auprès de l’administration
de vos programmes d’efficacité énergétique pour leur apprendre que l’accès aux
services du gouvernement fédéral doit être aussi facile en français qu’en
anglais. Je demande donc que vous procédiez en conséquence.

Je vous prie d’accepter, Monsieur le Ministre, l’expression de mes sentiments
les meilleurs.

Jean-Paul Perreault
Président
Impératif français
Recherche et communications

C.c.
Madame Margaret McCuaig-Johnston,

Margaret.mccuaig-johnston@nrcan-rncan.gc.ca

Sous-ministre adjointe Secteur de la technologie et des programmes énergétiques

Monsieur Mauril Bélanger,
belanger.m@parl.gc.ca

Ministre responsable des langues officielles

Madame Dyane Adam,
message@ocol-clo.gc.ca

Commissaire aux langues officielles

Monsieur Guy André, Andre.G@parl.gc.ca

Député du Bloc québécois

Comité permanent des langues officielles

Autres personnes ou organismes intéressés

(Le 6 juillet 2005)