HARVEY’S RÉPOND

Cher Marcelin Gelinas,

Je tiens a vous remercier pour votre courriel. Sachez que je suis sincerement
desolee que vous vous sentez offense par une de nos lettres en Francais. J’ai
clique sur le lien que vous avez joint a votre courriel, mais il n’y avait rien
d’attache. Serait-il possible de nous la reenvoyer afin que nous puissions voir
exactement ce qui vous offense? Je suis desolee de cet inconvenient.

Vos commentaires sont tres importants pour nous, nous vous remercions d’avoir
pris le temps de nous ecrire.

Toujours avec plaisir! Always my pleasure!

Valerie Roy
Guest Services-Service d’assistance a la clientele
Harvey’s


Bonjour Mlle Roy
( VRoy@cara.com )

Re : Ma lettre critique du 12 déc. 2005 à l’attention de
Harvey’s

(qui sera d’ailleurs sans doute publiée sur le même site très bientôt)

Je vous remercie de votre diligente réponse, Mlle Valérie.

Le hyperlien est le suivant : HARVEY’S

S’il ne fonctionne pas par le biais d’un simple «clique», procédez à un
copier/coller et réinsérez-le dans la fenêtre de votre navigateur. Le texte dont
il est question existe bel et bien à l’endroit désigné. à la rigueur, allez à
http://imperatif-francais.org/, et vous trouverez ladite lettre (datée du 11
déc. 2005, en partie supérieure droite de la page portail).

Cela dit, je constate que l’on a vraiment beaucoup de difficultés, de manière
générale, à respecter la langue française chez Harvey’s. Et ce
jusque dans le plus petit détail !

Ce ne serait pas un luxe, par exemple, d’utiliser un clavier français (on
peut y avoir accès «du bout des doigts» dans n’importe quel ordinateur: des
claviers multilingues y sont incorporés d’office) lorsque Harvey’s
communique avec sa clientèle québécoise/française.

Bien entre nous, Mlle Valérie (vous en êtes même réduite, vous-même, à signer
«Valerie» : c’est quand même invraisemblable, ne trouvez-vous pas…?*), je
trouve que Harvey’s ajoute l’insulte à l’injure lorsqu’elle
demande à son personnel de communiquer avec la clientèle française sur un
clavier exclusivement anglais.

Car la langue française en absence de signes diacritiques (les accents, les
cédilles, etc.), ce n’est pas du français. C’est n’importe quoi! Quelque chose
comme du «Frenchglish», en quelque sorte…

Je suis extrêmement déçu des politiques de Harvey’s, entreprise
qui pourtant fait des affaires au Québec depuis de nombreuses décennies. Or elle
se comporte comme si elle ne connaissait ni la clientèle spécifique du Québec
(lequel n’est ni l’Ontario, ni le Canada, ni les états-Unis…), ni les lois
linguistiques qui y ont cours.

Voilà donc pourquoi j’ai pris, avec ma famille, la décision ne plus jamais
fréquenter les Harvey’s – du Québec ou d’ailleurs.

Nul client, réel ou potentiel, n’aime ouvrir son portefeuille pour une
compagnie qui le méprise dans ce qu’il incarne profondément, dans sa propre
personne. C’est-à-dire: dans sa langue et dans sa culture.

Avec l’espoir que vous parviendrez à faire comprendre à vos supérieurs
hiérarchiques la pertinence de ces propos, je vous salue, Mlle Valérie,

Marcelin Gélinas
citoyen québécois, ce 14 déc. 2005

* De même, mon patronyme est bel et bien Gélinas. Ce qui n’a rien à voir,
rigoureusement parlant, avec «Gelinas»… Bref, dans la langue française les
signes diacritiques, eh bien ce ne sont pas des «décorations de Noël» que l’on
utilise tout simplement… pour faire joli. C’est aussi important, pour la
compréhension et l’Intelligence de la communication, que les 26 lettres de
l’alphabet.