FLAMANDS ET FRANCOPHONES

De Haan (Belgique), le 17 novembre 2005"Il y a plus de trente
ans que nos hommes politiques, confrontés aux litiges linguistiques et
incapables d’y apporter une solution qui satisfasse les parties, recourent à la
même échappatoire: la mise au frigo"
, peut-on lire dans le dernier numéro
des "Nouvelles de Flandre", publié par l’Association pour la Promotion de la
Francophonie en Flandre (APFF).

L’APFF ne manque pas d’ajouter: "le malheur c’est que, quel que soit le
dossier politique qu’on ouvre, il en surgit inéluctablement un différend
communautaire. Dernier témoin en date: l’aéroport de Bruxelles-National et le
survol de l’agglomération bruxelloise. On se renvoie l’excès de décibels
aéronautiques entre Flamands et Bruxellois francophones, faisant passer les
impératifs communautaires avant les analyses strictement objectives."

L’APFF revient sur le dossier de la scission de l’arrondissement
Bruxelles-Hal-Vilvorde qui a été poussé au frigo en dernière minute. "Voilà
un cas vraiment particulier. La question donne lieu à des débats enfiévrés entre
militants politiques et laisse de marbre le citoyen ordinaire."

Quant aux déconvenues de Melchior Wathelet et de Marc Verwilghen,
pressentis à des postes européens importants, l’APFF constate que nous donnons
de notre pays une image négative. "Ces deux candidats ont été torpillés par
leurs propres compatriotes: une manoeuvre absolument incompréhensible pour les
représentants des autres pays européens.

Cet étalement malencontreux de nos querelles intestines au niveau européen
intervient à un moment tout à fait inopportun. En effet, la Belgique – et
surtout la Flandre – va être soumise à rude épreuve devant les instances
européennes.

La commission des questions juridiques et des droits de l’homme de
l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe doit entendre les représentants
des pays qui n’ont pas ratifié la convention-cadre sur la protection des
minorités nationales pour qu’ils expliquent leur refus. Faut-il rappeler que le
Conseil de l’Europe a reconnu l’existence d’une minorité francophone en Flandre?
Et que la Flandre ne veut pas reconnaître cette minorité?"

A l’APFF de conclure: "il faut mettre cartes sur table une bonne fois pour
toutes et faire suffisamment de concessions de part et d’autre pour régler
définitivement le litige communautaire si l’on veut éviter à plus ou moins long
terme, l’éclatement du pays… alors que tous les sondages le prouvent: une
énorme majorité de la population se prononce pour le maintien de la Belgique.

Nous avons tout à gagner en permettant à nos trois langues et à nos trois
cultures de s’exprimer librement sur l’ensemble du territoire. Sans remettre en
cause, bien entendu, le statut linguistique des régions."

Pour plus d’informations

Nous vous renvoyons à l’article "A quand un véritable accord entre Flamands
et francophones?" publié dans le numéro 35 (novembre-décembre 2005) des
"Nouvelles de Flandre". Cet article peut aussi être consulté en ligne à
l’adresse suivante :

http://www.dmnet.be/ndf/main/fr/pgarfr/arfr208.html
.

A propos de l’APFF

L’Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) ne
poursuit aucun but politique et n’entend nullement remettre en cause le statut
linguistique de la Flandre. Elle veut simplement que le français, l’une des
langues officielles de la Belgique, ait droit de cité en Flandre au même titre
que toute autre langue.

Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF
asbl)
Secrétariat: Spreeuwenlaan 12, B-8420 De Haan, Belgique.
Téléphone: +32(0)59.23.77.01
Télécopie: +32(0)59.23.77.02
Courriel: apff@dmnet.be
Site: http://www.dmnet.be/ndf

(Le 17 novembre 2005)