FÊTE NATIONALE DU QUÉBEC À MONTRÉAL

Annonce du Mouvement national des Québécois et de la SSJB de Montréal.

Lorsque le gouvernement laissait entrevoir qu’il couperait dans les
subventions de l’organisation de notre «Fête nationale», la SSJB de Montréal
demandait à ses membres et à la population de signer une pétition à l’intention
du premier ministre du Québec afin de l’inviter à modifier la décision qu’il
risquait de prendre et qu’il fit connaître à la population du Québec la semaine
dernière. Il est certain qu’avec tous les Québécois désireux de conserver cette
«Fête de la SSJB» , appelée aussi
«Fête nationale», nous étions d’accord avec l’idée de base, à savoir: la
signature de cette pétition.

Dès ce moment, on aurait dû prévoir, tout comme la section Ludger-Duvernay,
que le gouvernement Charest, gouvernement assujetti et avili, agirait en
fonction de sa philosophie, soit refuser de subventionner une «Fête nationale»
allant à l’encontre de son idéal pan-canadien ou canadian?

Par la voix de son président et en son nom,dès cet instant, la section
Ludger-Duvernay invitait la SSJB de Montréal à refuser d’assujettir notre «Fête
Nationale» au bon vouloir des fédéralistes siégeant à Québec sous le couvert de
Gouvernement du Québec. Il lui fallait, dès ce moment, 11 décembre 2004,
préparer un projet qui engloberait les trois activités de cette «Fête» soit, la
réception du «lancement» de la Fête nationale, le «défilé» et la «fête populaire
au parc Maisonneuve». Dès le lendemain, sinon quelques jours plus tard, nous
recevions une invitation de Mme Sylvie Mérineau,(responsable) nous demandant de
lui suggérer quelques pistes devant lui permettre d’acheminer un projet au
conseil général de la SSJB de Montréal, ce que nous fîmes en lui faisant
parvenir notre projet le 20 décembre (2004) dernier.

Depuis ce jour, nous attendons, d’abord un accusé de réception puis le
rapport qu’elle devait présenter au dit conseil général.
Il y a quelques jours, nous apprenions que la SSJB de Montréal ne ferait pas de
défilé de la Saint-Jean-Baptiste pour une 2e fois (année 2004 et année 2005), ce
que nous apprend (de nouveau) «Vigile «ce matin.

Comme président de la section Ludger-Duvernay, je regrette cette décision,
qui aurait pu être différente si on avait agi comme nous le demandions en
décembre dernier. Mais même s’il semble un peu tard pour organiser cette «Grande
manifestation de fierté nationale», par la faute des organisateurs la SSJB de
Montréal, nous croyons que tout doit être mis en oeuvre afin que cette fête ait
lieu les 23 et 24 juin 2005. Aucun motif ne doit venir assombrir ces journées de
notre Fête nationale.

à partir du projet soumis, refusant d’assujettir cette journée au bon vouloir
du gouvernement étranger qui gouverne le Québec, nous demandons au conseil
général, même si son président prétend qu’il est trop tard, de mettre sur pied
un vrai «Comité de la Fête nationale» qui verra à tout mettre en oeuvre afin que
le défilé se tienne le 24 juin prochain. Notre peuple n’a pas le droit d’être
assujetti aux décisions de ses ennemis. Il doit, avec l’aide de sa société
nationale agissant comme outil de coordination, présider à l’organisation de «sa
fête nationale» afin de n’être pas la risée de tous les fédéraliste et de tous
les ennemis de son idéal. Je demande donc, comme président de la section
Ludger-Duvernay, et au nom de son conseil d’administration, que la SSJB de
Montréal agisse dès maintenant en fonction de cette proposition. Les membres du
conseil général doivent comprendre que tous les jeudis de la langue ne veulent
rien dire, si on ne peut cultiver la «fierté de notre peuple». Le défilé de la
fête nationale est un moyen pédagogique de faire la promotion de notre «langue»
et de notre «idéal».

Les conseillers généraux et les conseillères générales, se doivent de bien
saisir cette dimension de notre projet d’émancipation politique. Ils doivent
agir!

Jacques Bergeron, Président
section Ludger-Duvernay

jacberger@yahoo.fr


Note:
Le conseil général de la SSJB de Montréal ne doit pas agir comme dans l’affaire
du «CHUM» alors que son président est intervenu la veille de l’annonce du site
de l’emplacement de cet hôpital et qu’il avait en main une proposition de la
section Ludger-Duvernay depuis janvier dernier lui demandant d’intervenir dans
cette affaire.

(Le 3 avril 2005)