DROITS FONDAMENTAUX BRIMÉS

Nous publions ci-dessous deux extraits d’un éditorial de Pierre Jury du 13
décembre 2005 dans lequel il appuie au nom du journal Le Droit les pratiques
d’Hydro-Québec qui briment les travailleurs de leur droit de travailler et de
leur droit de travailler en français en invoquant la « cohabitation pacifique »!
:

Extraits de l’éditorial du Droit:

« Difficile d’appuyer, en ce sens, les doléances au sein d’Hydro-Québec qui
en ont contre le fait que certains bureaux puissent exiger jusqu’à 25 %
d’employés bilingues. Pour ces militants, le français est la langue commune du
Québec et leurs droits de travailler en français sont brimés. Pire encore, les
bilingues obtiennent des promotions qui filent entre les doigts des unilingues!»

« Avocat d’une cohabitation pacifique des deux groupes linguistiques, Le
Droit ne peut que réagir fortement à ces doléances syndicales qui pestent contre
le bon sens, la culture et l’ouverture. Car l’anglais, et toute autre langue,
doit d’abord être considéré comme un élément de culture, puis comme un outil de
communication. S’ouvrir à l’autre ne doit pas être perçu comme menaçant, mais
plutôt enrichissant.» (Pierre Jury, Le Droit,
pjury@ledroit.com
)

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COMMUNIQUé CONJOINT:

Lire sur le même sujet le communiqué conjoint émis par trois organismes voués
à la défense du français à l’adresse HYDRO-QUÉBEC IMPOSE L’ANGLAIS que
nous reproduisons ci-dessous:

Le Mouvement estrien pour le français, Impératif français et la Société
Saint-Jean-Baptiste de Montréal appuient les travailleurs d’Hydro-Québec et
exigent du gouvernement du Québec qu’il intervienne pour que sa société d’état
cesse ses pratiques discriminatoires et d’exclusion, qui imposent l’anglais
comme langue de travail au Québec à 25 % de ses téléphonistes.

Le Mouvement estrien pour le français rappelle au gouvernement du Québec, au
cas où il l’aurait oublié, que le français est la langue d’usage public commune
au Québec et que de surcroît les droits linguistiques fondamentaux sont très
clairs : « Les travailleurs ont le droit d’exercer leurs activités en français
», affirme l’article 4 de la Charte de la langue française. « Il est scandaleux
et révoltant d’apprendre que c’est le gouvernement du Québec par l’intermédiaire
de ses sociétés d’état qui bafoue les droits fondamentaux de tous les Québécois
», de déclarer le président du MEF, Jacques Poisson.

De son côté, le président d’Impératif français, Jean-Paul Perreault, rappelle
qu’ « au Québec, au recensement de 2001, 327 045 personnes seulement ne
connaissaient que l’anglais, soit à peine 4,5 % de la population totale.
Seulement dans les pays colonisés voit-on une minorité de
4,5 % imposer ainsi sa langue à l’administration publique ! Au lieu de s’écraser
devant le Canada anglais en anglicisant ses institutions et en forçant ses
employés à travailler en anglais (25 % dans ce cas-ci), le gouvernement du
Québec doit s’assurer que les 4,5 % de Québécois qui ne parlent pas la langue
commune et d’usage public du Québec, le français, l’apprennent ».

« Il y a lieu de se poser de sérieuses questions sur le rôle et la mission de
l’OQLF, lequel, aux dires d’Hydro-Québec, aurait approuvé ces mesures
discriminatoires et d’exclusion », ajoute M. Perreault.

Selon le président général de la SSJBM, Jean Dorion, « au-delà de la pratique
d’Hydro-Québec, société d’état, cette affaire illustre l’illogisme et
l’inconsistance des divers gouvernements qui se succèdent à Québec et qui, tout
en affirmant un principe dans la Loi, le contredisent par leurs pratiques.
Ainsi, le Québec est-il probablement l’état qui, au monde, dépense à la fois le
plus d’argent pour enseigner sa langue aux immigrants et le plus d’argent pour
les convaincre qu’ils n’ont pas besoin de l’apprendre, en dispensant tous les
services publics en anglais », a-t-il conclu, en invitant le Gouvernement et ses
sociétés d’état à faire preuve de logique.

Source :

Jean-Paul Perreault, Président, Impératif français ; tél. : (819) 684-8460

Jacques Poisson, Président, Mouvement estrien pour le français ; tél. : (819)
565-1076

Jean Dorion, Président général, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ;
tél. : (514) 843-8851

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Adresses utiles :

Madame Line Beauchamp
Ministre responsable de la Charte de la langue française
line.beauchamp@mcc.gouv.qc.ca

Monsieur Jean Charest
Premier ministre

http://www.premier.gouv.qc.ca/general/exprimez_vous/formulaire.htm

Monsieur Léandre Dion
Porte-parole de l’opposition officielle en matière de langue française
ldion@assnat.qc.ca

M. Pierre Corbeil
Ministre des Ressources naturelles et de la Faune
pierre.corbeil@mrnf.gouv.qc.ca

Secrétariat québécois à la politique linguistique
info@spl.gouv.qc.ca

Conseil supérieur de la langue française
cslfq@cslf.gouv.qc.ca

Office québécois de la langue française
info@oqlf.gouv.qc.ca

(Le 26 décembre 2005)