DES MANIÈRES DE PETIT ÉPICIER

Lettre ouverte à PROVIGO, LOBLAWS, WESTON, PROVIGO, INTER-MARCHé,
MAXI

Objet : Complexe des chaînes d’alimentation PROVIGO, LOBLAW,
WESTON, PROVIGO, INTER-MARCHÉ, MAXI et son irrespect grandissant pour sa
clientèle québécoise (voir: PROVIGO, LOBLAW, WESTON, PROVIGO, INTER-MARCHÉ, MAXI)

Je me suis d’autant plus sentie interpellée par ces remarques que j’habite
moi-même Québec – la capitale française de toutes les Amériques…

Or je ne puis que constater que ces personnes, Mme Jolière et M. Gélinas en
particulier, ont entièrement raison: PROVIGO, LOBLAW, WESTON, PROVIGO,
INTER-MARCHé, MAXI se fichent des Québécois et de la langue française.

Ces entreprises s’empressent d’empocher les centaines de millions de dollars
de sa clientèle d’ici. En revanche, et ce depuis que tout ce conglomérat est de
propriété exclusivement ontarienne («Provigo» était autrefois
québécoise), on constate une bilinguisation tous azimuts plus ou moins larvée,
constante et insidieuse en territoire québécois. Et ce, jusque dans le moindre
détail. Dont l’affichage sur place, dans les vitrines, etc.

Et ne parlons même pas de ces circulaires commerciales hebdomadaires d’autant
plus bilingues (au sein d’un état dont l’«unique» langue officielle est le
français, et où incidemment les anglophones représentent à peine 8% de la
population) que la même paperasserie «tueuse de forêt» est outrageusement
unilingue anglaise en ce pays officiellement bilingue nommé Canada (où les
francophones forment 25% de la population).

Par le biais de Mme Cindy-Christina Barbeau – qui, j’imagine, écrit tout
bêtement ce que ses patrons de Toronto lui dictent (il serait étonnant qu’elle
ne se rende pas compte elle-même de la vacuité de son propos, en effet; reste
qu’elle n’est que le «messager» de l’entreprise) – nous constatons que non
seulement PROVIGO, LOBLAWS, WESTON, PROVIGO, INTER-MARCHé, MAXI n’ont rien à
cirer des commentaires critiques pertinents de sa clientèle, mais de surcroît le
puissant groupe de l’alimentaire ajoute constamment l’insulte à l’injure
en acheminant des «lettres automatisées» de cette nature qui, de fait,
équivalent rien moins qu’à des gifles en continu à ses clients québécois.

En outre – et c’est peut-être ce qui en dernière analyse a fait déborder le
vase pour ce qui me regarde, et qui m’a forcée à réagir à mon tour dans un
sentiment irrépressible de colère – j’ai constaté au même «Provigo» dont
on a parlé de manière plus précise (boulevard René-Lévesque [pauvre M. René!],
tout près de l’Assemblée nationale du Québec…) qu’à l’occasion de la «Fête
nationale du Québec
» la chaîne a reproduit sans gêne aucune le «coup» de la
«Fête nationale des Patriotes», un mois plus tôt (Anniversaire collectif
important que «Provigo» a ridiculisé, édulcoré et méprisé en réduisant
celui-ci à la «Fête de Dollard» et au «Victoria Day»!!!).

Pour le Complexe PROVIGO, LOBLAW, WESTON, PROVIGO, INTER-MARCHé, MAXI, il
apparaît clair qu’il n’y a pas de «Fête des Patriotes» au Québec. Et il n’y a
autre «chose» dans cette Provincia, selon toute vraisemblance, pour ces gens-là,
que des Gently French Canadians soumis dans une heureuse servitude au
Power of the American Uncivilization
…*

Eh bien, il en fut de même, dis-je, le 24 juin à la faveur de la «Fête
nationale
des Québécois». En effet, on nous a reçus de nouveau (!) à coups
d’affiches – et bilingues, for sure – de la «Saint-Jean»… Or on
sait tous ce que signifient ces «mesquineries» linguistiques sciemment
entretenues (l’assujettissement de la différence française déjà présent dans des
formulations verbales qui n’ont rien d’innocentes), comme le rappelait
d’ailleurs tout récemment M. St-Gilles dans un mot succinct portant sur cette
«question» (voir: http://www.vigile.net/05-6/TL-5.html#20).

Bref, il semble bien, cybernautes de l’ensemble du Québec, qu’il n’y a plus
qu’une manière désormais (puisque ces «Torontois» restent sourds et aveugles à
la critique, d’une part, et que les franchisés et propriétaires dits «québécois»
[!] se complaisent à reconduire sans broncher une attitude de de sempiternels
valets, d’autre part) de se faire respecter par ces businessmen qui
désirent anglo-ontarioriser le Québec: leur retirer illico notre clientèle.

Définitivement et sur-le-champ.
Passons le mot !

(Et prenez du coup la peine, ce qui a plus d’impact encore, d’entrer dans
leurs commerces pour signifier à la personne responsable des lieux que vous…
en ressortez immédiatement, les mains vides, pour vous diriger à l’instant…
vers un concurrent plus respectueux de la langue et de la culture des
Québécois[es])

Car enfin, il faut bien le dire hélas ! : Il ne faut compter sur aucun de nos
gouvernements actuels pour veiller au respect dû à la nation québécoise (celui
de M. Charest à Québec ou, indifféremment, celui du parti libéral
du Canada, à Ottawa, asphyxié par la jouissance onanismique sous ses millions
d’unifoliés).

Salutations.

Marie-Louise Lacroix,
MarieLacroix@moncanoe.com

Depuis ladite capitale, ce 26 juin 2005

* « Province » (du latin «Provincia») : « Dans l’Antiquité, pays ou
territoire conquis par Rome hors de l’Italie et gouverné selon les lois
romaines.
»

–> Lettre acheminée à :
service@provigo.ca
,
service_clientele@weston.ca
,
Customer_Service@weston.ca
,
customer_relations@weston.ca
,
Cust_Serv_Quebec@weston.ca
(on notera au surplus la notation bien
«française» de la plupart de ces adresses-courriels).

cc : Office québécois de la Langue française (
Info.plaintes@Oqlf.gouv.Qc.ca
).