APPAREILS ÉLECTROMÉNAGERS EN FRANÇAIS

Nous pouvons profiter d’une liste d’appareils électroménagers francisés qui
nous guidera dans nos achats, grâce à l’OQLF : L’ÉLECTROMÉNAGER

Vous qui avez attendu pendant plus de dix ans pour acheter un four à
micro-ondes en français, vous n’avez maintenant qu’à chercher sur le site de
l’OQLF pour une liste complète des marques vendues.

Euh, non. La liste ne cite même pas les fours à micro-ondes.
Comme s’ils n’existaient pas.

Toutefois, il n’est pas vrai qu’aucun four à micro-ondes avec inscr1ptions
françaises n’est vendu au Québec. Après des longues recherches j’ai trouvé un
seul. C’était le plus cher, quelque 900 $, et assez grand pour qu’on puisse
faire cuire à la fois tous les mets pour la fête de l’Action de grâce, y compris
la dinde farcie. Si vous avez besoin de cela et que vous êtes > prêt à payer
pour un four à micro-ondes plus que j’ai payé pour ma cuisinière, et, bien sûr,
que vous aimez chercher dans tous les coins, alors vous pouvez bel et bien
obtenir un four à micro-ondes francisé. Si, par contre, vous préférez un
appareil qui convient à une famille plutôt qu’à une armée, si vous ne souhaitez
pas contracter une deuxième hypothèque afin de l’acheter, si vous préférez une
offre plus diverse qu’un seul modèle–well, then, I hope your English is up to
par.

Tout sans vergogne, l’OQLF avoue qu’« [a]u moment de l’adoption de la Charte
de la langue française en 1977, on évaluait que de 75 % à 80 % des appareils
électroménagers en vente au Québec portaient des inscr1ptions rédigées au moins
en français. En 2003, on estimait que cette proportion était passée à environ 30
%. » Quel glorieux résultat ! L’OQLF en est fier, sans doute.

Je suis de plus en plus convaincu qu’on devrait abolir l’OQLF. Il ne sert que
de couverture pour l’anglicisation qui se prétend défense de la langue
française. Nous avons besoin d’une vraie institution francisante, pas d’une
fausse. Dans mes yeux, l’OQLF n’est que le service gouvernemental d’Alliance
Qu[é]bec.

Scott Horne
shorne@hornetranslations.com

(Le 20 mai 2005)