TOLLÉ À WINNIPEG

Le mardi 14 décembre 2004
Presse Canadienne

Des centaines de manifestants emmitouflés ont fait fi du froid, lundi à
Winnipeg, pour protester contre un projet de développement municipal considéré
comme une gifle aux francophones.

C’est que la Ville a laissé tomber l’exigence de service bilingue de son
appel d’offres pour l’ouverture d’un restaurant installé près d’un pont
piétonnier.

Les manifestants réclament que toute entreprise future située sur la
passerelle Esplanade Riel, qui relie le quartier francophone de la ville à la
zone touristique The Forks-La Fourche, offre des services en français et en
anglais.

La Ville avait d’abord requis des entreprises désireuses de s’installer à cet
endroit qu’elles assurent des services dans les deux langues officielles. Après
un premier appel d’offres, la Ville a reçu une seule soumission, qui a été
rejetée. Un deuxième appel d’offres, formulé plus récemment, omettait l’exigence
de bilinguisme.

Les manifestants se sont dits horrifiés par cette décision. «Louis Riel se
retournerait dans sa tombe», a lancé Roxane Dupuis, du Conseil jeunesse
provincial, un groupe de jeunes francophones du Manitoba. «C’est insensé.

N’importe quel pont portant le nom de Louis Riel devrait être bilingue.»

L’esplanade est vacante depuis la fin de sa construction, en janvier.

Le maire, Sam Katz, a dit espérer attirer un commerce sur les lieux au début
de l’an prochain. S’il dit comprendre les préoccupations des manifestants, le
plus important, selon lui, est de s’assurer que la place ne reste pas inoccupée
pendant encore des années.


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(Cet article nous a été communiqué par notre correspondant M. Daniel Duclos)