RADIO-CANADA

Amer commentaire à l’endroit de la SRC

=>  auditoire@radio-canada.ca  <=

Mon épouse et moi avons tenté ce soir de regarder le film «Meurtre parfait» (samedi, 24 avril, 18h30). Et ce, bien qu’il s’agissait d’un film étatsunien et violent – ce dont vous vous régalez passablement depuis quelques années, Radio-Canada, il faut dire. Car nous apprécions, envers et contre toutes ces «caractéristiques» peu reluisantes pour une chaîne publique, la performance de l’acteur Michael Douglas.

Commercialité, sang, variété, américanité… Bref, du TQS à volonté, maintenant, à l’antenne de la télévision publique du Canada.

Eh bien sachez que nous avons « lâché », mon épouse et moi, au bout de trente minutes!

De la publicité sans arrêt. Encore, encore et encore. On est constamment interrompu par la pub. Constamment. Comme des gifles sur la figure à n’en plus finir…

C’est vraiment à régurgiter, si vous me permettez une formulation un peu rude. Mais formulation qui hélas! reflète tout à fait notre sentiment.

Je ne pensais pas que Radio-Canada en viendrait un jour à devenir aussi insignifiante et commerciale que TVA et compagnie.

J’en suis au point où je rêve que la partie de mes impôts qui va à la société publique que vous êtes soit au plus vite détournée vers notre authentique société québécoise de télévision. J’ai nommé TéléQuébec. Qui a en bien besoin, par ailleurs. Des sous…

Vous prenez décidément votre auditoire pour du bétail à consommation. La SRC nous déçoit plus que nous ne saurions dire. Car outrés, nous sommes. Outrés, en effet.

Radio-Canada nous inspire presque autant de dégoût, désormais, que le gouvernement fédéral du parti libéral du Canada. C’est dire notre exaspération, n’est-ce pas…

Je dis « presque » par simple honnêteté intellectuelle. Car pour ce qui regarde le gouvernement – du plusss mêyeur péï du mond’ – de MM. Martin, Coderre, Scherrer, Robillard, Dion, Lapierre et cie, c’est pourri à l’os. Un État-Bandit comme on en retrouve un peu partout sur la Planète, quoi.

Or chez vous, à la SRC, il y a encore du joli. Parfois. Mais tristement, c’est une peau de chagrin qui rapetisse jusqu’à la quasi disparition.

Vous avez déjà été beau.

Naguère.

Étienne LaHire et sa compagne Marie,

St-Denis s/Richelieu, Québec, 24 avril 2004

LaHire@Q-bec.com

PS : Je partage sans hésitation le constat critique de M. Dunois à votre égard, et que l’on peut lire à la page électronique suivante: www.ledevoir.com/dossiers/265/52543.html?265

(Le 25 avril 2004)