ORDRE DES FRANCOPHONES D’AMÉRIQUE


Communiqué de presse



Cérémonie de remise de l’Ordre des francophones d’Amérique et du
Prix du 3-Juillet-1608


à l’Assemblée nationale


« Le Conseil supérieur
de la langue française décerne l’Ordre des francophones d’Amérique et le Prix du
3-Juillet-1608 afin de reconnaître l’engagement exemplaire de femmes et d’hommes
qui, dans leur milieu respectif, travaillent au maintien et à l’épanouissement
de la langue et de la culture de l’Amérique française. »

C’est en ces
termes que la présidente du Conseil supérieur de la langue française, Mme Nadia
Brédimas-Assimopoulos, qui est également présidente de l’Ordre des francophones
d’Amérique, a remis l’Ordre et le Prix, ce soir, au cours d’une cérémonie à
l’Assemblée nationale du Québec. L’événement, qui réunissait plus de
200 invités, s’est déroulé sous la présidence d’honneur de la ministre de la
Culture et des Communications et ministre responsable de la Charte de la langue
française, Mme Line Beauchamp, en présence du maire de la Ville de
Québec, M. Jean-Paul L’Allier.



L’Ordre des francophones d’Amérique a été décerné à sept
personnalités : pour l’Acadie, M. Jean-Guy Rioux, président de la Société
des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick
;
pour le Québec, M. Gilles Marcotte, professeur au Département d’études
françaises de l’Université de Montréal ainsi que M. Jean-Paul Perreault,
président du mouvement Impératif français; pour l’Ontario,

M. Paul
Chauvin
, ancien président de
l’Association canadienne-française de l’Ontario, région Windsor-Essex-Kent; pour
Ouest canadien, M. Roland Mahé, directeur artistique de la troupe de
théâtre Le Cercle Molière; pour les Amériques,

M. Dário
Pagel
, professeur à l’Université
fédérale de l’état de Santa Catarina, au Brésil, et président de la Fédération
internationale des professeurs de français et, pour les autres continents,
Mme Rachel Killick, directrice de la Faculté des langues modernes de
l’Université de Leeds, en Angleterre.



Le Prix du 3‑Juillet‑1608, pour sa part, a

été attribué
à la Société Nationale de l’Acadie, dont le président est M.
Euclide
Chiasson.


Par ailleurs, Mme Line Beauchamp,
ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la
Charte de la langue française, a déposé, cet après-midi, une motion de
félicitations à l’Assemblée nationale en l’honneur des récipiendaires de l’Ordre
des francophones d’Amérique et du lauréat du Prix du 3-Juillet-1608. La ministre
a déclaré à cette occasion : « L’engagement exemplaire de ces personnes, qui
avec audace et constance, tout en défiant souvent la loi du nombre, ont
travaillé à la promotion et à l’épanouissement du fait français en Amérique,
mérite pleinement notre reconnaissance. »

Le Conseil supérieur de la langue française
remet l’Ordre des francophones d’Amérique et le Prix du 3‑Juillet‑1608 depuis
26 ans. L’Ordre est considéré comme une haute distinction dans le monde de la
francophonie et le Prix commémore la fondation de Québec par Samuel de
Champlain, tout en rappelant l’importance historique de la ville de Québec pour
les francophones d’Amérique.



Annexe

Notes biographiques
des récipiendaires pour 2004 de l’Ordre
des francophones d’Amérique et du Prix du 3‑Juillet‑1608



Monsieur Gilles Marcotte
,
Québec

M.
Marcotte, écrivain et critique littéraire éminent, est professeur au Département
d’études françaises de l’Université de Montréal. Il a été

membre de plusieurs conseils et commissions, dont
le Conseil des arts du Canada. Il est considéré comme le principal animateur de
la vie littéraire dans les médias depuis plus de 50 ans. De plus, il a été
journaliste au journal Le Devoir et à la revue
L’actualité
, membre du comité de rédaction du journal La Presse
et réalisateur à la télévision de Radio-Canada.

En
1997, le gouvernement du Québec lui a décerné le Prix Athanase-David pour la
qualité et l’ampleur de son oeuvre.

C’est ainsi qu’au dire de plusieurs, il s’est consacré à élever
la production littéraire des Québécoises et des Québécois francophones au rang
de littérature nationale.


Monsieur Jean-Paul Perreault
,
Québec

M.
Perreault est président du mouvement Impératif français et professeur
d’administration à La Cité collégiale à Ottawa. Il est bien connu pour ses
nombreuses interventions publiques sur la situation et le statut de la langue
française. S
on action a également
des répercussions ailleurs au Canada et sur la scène internationale.

M.
Perreault est devenu un symbole de la lutte pour la défense et l’illustration de
la langue et de la culture d’expression française, surtout dans la région de
l’Outaouais. Au fil des ans, il a acquis l’admiration de ses pairs grâce à sa
détermination, à son courage et à sa ténacité. Par son engagement social profond
en faveur de l’épanouissement culturel et économique des francophones, il
représente une source d’inspiration pour de nombreux autres bénévoles.


Monsieur Jean-Guy Rioux
,
Acadie

M. Rioux est président de la
Société des Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick. Il a joué un rôle actif
dans le secteur de l’éducation, en

particulier à l’Association canadienne d’éducation de langue française. Il a
aidé à favoriser la concertation entre les différents acteurs socio-économiques
et il a de cette manière participé à la croissance de la vie économique de
l’Acadie francophone.


M. Rioux a par ailleurs fait des efforts
incessants pour tenter de créer une plus grande égalité entre les communautés
linguistiques, dans toutes les sphères d’activité au Nouveau-Brunswick. Il est
ainsi apprécié pour son action au sein du Réseau d’enseignement francophone à
distance et pour son influence dans le domaine de la diversité culturelle.
Mentionnons aussi que M. Rioux a contribué à faire réviser la Loi sur les
langues officielles du Nouveau-Brunswick en y faisant ajouter des droits
essentiels à la vie francophone, par exemple l’obtention de services de santé en
français. Il se révèle donc un ardent défenseur de l’ouverture de l’Acadie au
monde de la francophonie.


Monsieur Paul Chauvin
,
Ontario

M. Chauvin est l’ancien président de la section
régionale de l’Association canadienne-française de l’Ontario de la région

Windsor-Essex-Kent.
Il est réputé pour son dévouement inlassable envers la communauté francophone,
entre autres, et pour son engagement dans la gestion scolaire en Ontario. Il est
également reconnu comme un « homme de terrain » qui a beaucoup travaillé à la
fondation de nouvelles écoles et à leur implantation dans la communauté
francophone.

M. Chauvin a agi comme bénévole dans de multiples
projets, spécialement lors des Fêtes du Tricentenaire commémorant l’année où les
francophones se sont établis dans la région de Windsor.


Monsieur Roland Mahé
,
Ouest canadien

M. Mahé est directeur artistique de la troupe
de théâtre Le Cercle Molière, à Saint-Boniface au Manitoba, depuis 1968. Il est
cofondateur de l’Association des théâtres francophones du Canada et il a siégé à
de nombreux comités et jurys du Conseil des arts du Canada et du Manitoba. Il
est en outre administrateur au conseil d’administration de l’école nationale de
théâtre.


à titre de directeur artistique de la troupe,
M. Mahé a signé au-delà de 80 mises en scène d’oeuvres de dramaturges
manitobains, mais aussi québécois. Ainsi, en 1970, il a pris le risque de
produire les Belles-Soeurs, de Michel Tremblay, qui a connu un vif succès
auprès du public manitobain. Sous sa direction, le Cercle Molière est devenu une
troupe de théâtre professionnelle à laquelle il a voulu insuffler un nouveau
dynamisme et une orientation résolument moderne, en rompant avec une tradition
qui lui semblait peu adaptée à l’auditoire francophone du Manitoba. Pour Roland
Mahé, le théâtre est un moyen pour assurer la survie de la langue française
dans un milieu minoritaire.



Monsieur Dário Pagel
,
Amériques

M. Pagel est professeur à l’Université
fédérale de l’état de Santa Catarina, au Brésil. Il est le premier professeur
d’origine latino-américaine à occuper la présidence de la Fédération
internationale des professeurs de français. Le mandat premier de cette
organisation est de promouvoir le fait français et la francophonie dans plus de
180 pays, dont la plupart sont des pays d’Amérique.


M. Pagel s’est distingué de façon remarquable
par son action pour assurer la promotion et la survie de la langue française au
Brésil, au moment même où de graves crises l’ont menacée, crises auxquelles il a
dû faire face en tant que président de la Fédération brésilienne des professeurs
de français.



Madame Rachel Killick
,
Autres continents

Mme Killick est directrice de la
Faculté des langues modernes de l’Université de Leeds et titulaire de la seule
chaire d’études québécoises au Royaume-Uni. Elle siège au comité de rédaction de
la plus importante revue en anglais portant sur la littérature de langue
française, la revue French Studies. En 1999, Mme Killick a
fait paraître, à l’intention des lectrices et des lecteurs anglophones, une
édition critique de la pièce de théâtre les Belles-Soeurs, de Michel
Tremblay. Cette publication témoigne non seulement des grandes compétences
littéraires de Mme Killick, mais aussi de l’ampleur de ses vues sur
la société et la littérature québécoises, ce qui lui permet de rendre les oeuvres
québécoises accessibles à la population britannique.


Ses
cours sur le Québec attirent chaque année près d’une centaine d’étudiantes et
d’étudiants et les liens étroits qu’elle a noués avec un grand nombre de
sommités intellectuelles et littéraires québécoises ont permis, entre autres
choses, la mise sur pied d’un programme d’échanges d’étudiantes et d’étudiants
entre l’Université de Leeds et l’Université de Montréal.



Société Nationale de l’Acadie

à l’aube du 400e anniversaire de
fondation de l’Acadie et de la tenue du 3e Congrès mondial acadien en
2004, la Société Nationale de l’Acadie demeure toujours, après 123 ans
d’existence, une institution vouée à l’épanouissement des Acadiennes et des
Acadiens.


Son objectif principal est la promotion et la
défense des droits et des intérêts du peuple acadien. Pour ce faire, elle mène
différentes activités sur les scènes interprovinciale et internationale. Ainsi,
elle a oeuvré dans le dossier visant la reconnaissance des torts causés aux
Acadiennes et aux Acadiens par les déportations de 1755 à 1763.

La fondation de la Société remonte à la
première convention acadienne tenue à Memramcook, en 1881.



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Source : Conseil supérieur de la langue française


Information : Claudine Pichette

Téléphone
bureau : (418) 644-2857 Téléphone cellulaire : (418)
254-3913

Québec, le 16 mars 2004.