ORDRE DES FRANCOPHONES D’AMÉRIQUE


Le président d’Impératif français, Jean-Paul Perreault a été
décoré, de l’ordre des francophones d’Amérique pour son dévouement à la
protection de la langue française.


ORDRE DES FRANCOPHONES D’AMéRIQUE


Allocution de Jean-Paul Perreault.



Madame la Ministre de la Culture et des Communications,


Monsieur le Consul général de France à Québec,


Monsieur le Maire suppléant de Québec,


Messieurs et mesdames les députés et ministres de l’Assemblée
nationale,


Madame la Présidente du Conseil supérieur de la langue française,


Madame la Présidente du jury,


Distingués invités,


Chers amis,



Je remercie très sincèrement le Conseil supérieur de la langue
française, les membres du jury et les personnes qui ont parrainé et appuyé ma
candidature. Recevoir l’Ordre des francophones d’Amérique me remplit de fierté
puisqu’on reconnaît ainsi le travail que nous menons en faveur de la langue et
de la culture françaises. J’emploie le « nous » parce que rien n’est possible
sans l’apport inestimable des nombreuses personnes qui gravitent autour d’
Impératif
français
, l’organisme dont
je suis président depuis une quinzaine d’années. Je les en remercie du fond du
coeur, c’est grâce à elles si je reçois aujourd’hui l’Ordre des francophones
d’Amérique et je m’empresse de partager cet honneur avec chacune d’entre elles.



Fondé en Outaouais il y a 30 ans,

Impératif français

est un organisme de recherche et de communications voué à la défense et à la
promotion de la langue et de la culture d’expression française. Connu au sein de
la Francophonie, au Québec et au Canada, l’organisme regroupe les amis de la
langue et de la culture d’expression française désireux d’en favoriser
l’épanouissement.
Impératif
français
organise plusieurs
activités ou y participe activement : la Semaine du français, la Francofête, la
Journée internationale de la Francophonie, les grandes festivités nationales du
Québec, L’Outaouais en fête, les déjeuners-causeries d’Impératif français, la
Semaine des rencontres interculturelles, la Semaine d’actions contre le racisme,
la traditionnelle Fête des Rois, et plusieurs autres.



Au cours des ans, par ses interventions dans les dossiers
touchant la langue et la culture, autant sur les plans local, régional, national
et international, autant sur la scène québécoise que canadienne,

Impératif français
est devenu un intervenant majeur dans le dossier linguistique. Son site Internet

www.imperatif-francais.org
est une référence et un lieu de rencontre reconnu
de la francophonie.


L’opinion selon
laquelle les langues vivent en harmonie est une image… d’épinal, qui n’a rien à
voir avec la réalité. Car comme le souligne Jean A. Laponce, de l’Université de
la Colombie-Britannique, « entre langues, l’état normal, c’est la guerre ». Le
Québec, enclave francophone au sein d’une Amérique anglophone, le vit
quotidiennement. Depuis des décennies, les Québécoises et les Québécois y mènent
en effet un combat, juste et nécessaire, en faveur de la langue française.

Ce combat, il est
nécessaire. Dans le contexte nord-américain, ne pas prendre tous les moyens pour
vivre en français, c’est favoriser l’hégémonie de la langue anglaise. Pour
assurer la pérennité du français au Québec, tous, gouvernements, entreprises,
organismes et individus, doivent agir. Sans cette cohésion, le français ne
pourra être la langue d’usage public, la langue commune ou la langue de travail
sur le territoire du Québec.

Ce combat, il est
également juste. Lorsqu’il est question d’assurer la prééminence du français au
Québec, trop souvent, on tente de donner mauvaise conscience à la population
québécoise. J’aimerais rappeler à ce propos que des dizaines d’états américains
ont dans leur constitution des clauses faisant de l’anglais la langue officielle
et la langue unique de la justice et de l’enseignement. Les Québécoises et les
Québécois doivent délaisser cette espèce de chape de mauvaise conscience qui les
assaille lorsqu’il s’agit de défendre leur langue et leur culture.



En terminant, j’aimerais féliciter les autres récipiendaires;
leur travail de promotion du français est remarquable, d’autant que le contexte
linguistique dans lequel ils évoluent est nettement plus difficile que le nôtre.
J’aimerais aussi remercier encore une fois tous ceux qui de près ou de loin
m’ont accompagné et continuent de m’accompagner dans ce combat éminemment juste
et nécessaire en faveur de la langue française et de la francophonie en Amérique
et dans le monde.



Merci.



Jean-Paul Perreault



Imperatif@imperatif-francais.org



Québec, 16 mars 2004